‹ De la Staso-BasophobieChapitre 16 sur 58 · S 3. — MARCHE DU SYNDROME · texte numérisé non relu

S 3. — MARCHE DU SYNDROME

Le syndrome une fois installé ne rétrocède jamais spontanément. Deux cas peuvent se présenter : le diagnostic est ou n’est pas fait. |

Si le diagnostic n’est pas fait, nous voyons les malades, dans la variété continue, rester indéfiniment au lit. Nous n’avons pas d'observations assezétendues, pour constater ce qui serait réellement arrivé à la longue. Mais nul doute que le syndrome n’eût abouti à une véritable atrophie et à une impotance presque complète.

De même dans la variété par accès forme associée, les troubles basophobiques étant alors attribués à des maladies incurables et progressives, on y verra, s’ils s’accentuent, le signe d'un état plus avancé des lésions. Le malade sera alors condamné ou se condamnera lui-même de plus en plus au repos et l’on arrivera au même résultat que dans le cas précédent.

Le diagnoctic est fait et un traitement a été institué. Alors la marche d’un syndrome qui n’existe pas par lui-méme mais par le substratum neurasthénique ou névropathique concomitant, est nécessairement subordonnée à la marche de la neurasthénie et de la névropathie. Tout dépend du traitement non seulement de la neurasthénie mais encore du traitement spécial de la phobie. Ce dernier ne s’attaque pas seulement à la phobie, mais réagit aussi heureuse-

ment, comme nous le verrons, sur la névrose.

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