S 4. — TERMINAISON
La terminaison, rare dans nos observations, n’est jamais brusque. Dans un cas très heureux de M. Rendu, la la phobie a complètement disparu après des suggestions répétées pendant quinze jours.
Dans les autres observations nous constatons des améliorations survenant toutes lentement. Maison peut prévoir que dans certains cas analogues à celui de L.. (observ. XI) la guérison pourrait survenir assez vite, en plaçant le malade dans des conditions favorables que nous aurons à indiquer ultérieurement. Remarquons enfin qu’un certain nombre de malades passent, d’une basophobie plus ou moins complète et continue, à une agoraphobie
généralement régressive.
$ 5. — Durée
La durée du syndrome est ordinairement longue.
Une malade de M. Neftel (observ. I) est au lit depuis six ans, mais l’atrémie, dit-il, date encore de plus loin, ayant procédé par accès en général de très longue durée dans l’intervalle desquels la santé physique et morale paraît se rétablir entièrement.
M. Bouveret dit de sa première malade qu’elle était au lit « depuis fort longtemps » et de sa seconde « depuis plus d’un an ». Cette dernière fut quérie en six mois.
L’ état de Am.., une malade de MM. Debove et Boulloche dure depuis dix ans. Puis elle passe de la basapho-
bie à l’agoraphobie.
vos Le malade de M. Grasset était basophobe depuis quatre ans et M. Grasset ne signale pas sa guérison. La plupart des autres cas que nous publions durent généralement depuis plus d’un an et, s’il y a le plus sou-
vent des améliorations, aucun ne se termine par la guérison complète.