‹ De la Staso-BasophobieChapitre 19 sur 58 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Nature et Pathogénie.

L — Nous avons, au début même de ce travail, défini la staso-basophobie une paralysie systématisée où systémalique.

est évident, en effet, que notre syndrome n’est point une paralysie généralisée. Ce n’est pas non plus une paralysie localisée, puisqu’aucune partie du membre inférieur pas même un orteil n’est atteint organiquement d’une manière nécessaire. C’est donc une paralysie Systématique.

En eflet, dit M. Pierre Janet, les paralysies systématiques sont celles où « les malades n’ont pas complètement perdu tous les mouvements d’un membre: ils ont perdu simplement le pouvoir d'effectuer telle ou telle catégorie de mouvements, tandis qu’ils ont conservé À peu près complètement les autres. Sans doute, on peut quelquefois constater, dans des cas de ce genre, un affaiblissement général de tous les mouvements, même de ceux qui sont conservés. Cet aflaiblissement qui, d’ailleurs, n’existe pas

dans tous les cas, se rapporte à l’amyosthénie commune

des hystériques (1). Mais il n’y en a pas moins une différence très appréciable entre les mouvements conservés etles mouvements perdus, puisque les premiers, quoique affaiblis, existent encore et que les seconds r’existent plus du tout. Cette perte dé certains mouvements ne tuent pas à la paralysie complète de tel ou tel muscle car tous les muscles sont capables de fonctionner dans certains mouvements. Ce sont certaines combinaisons, certains systèmes de contractions musculaires qui ont disparu » (2).

Tel est bien le cas dans la staso-basophobie aussi bien que dans lastasie -abasie. Dans ces deux syndromes les malades ont simplement perdu le pouvoir d'exécuter Îles mouvements relatifs à la station et à la marche, tous les autres mouvements étant indemnes.

IT. — Quelles sont dans le syndrome basophobique les causes de cette paralysie ? Quel en est le mécanisme pathogénique ?

Pour résoudre cette question il nous faut passer en revue rapidement les conditions nécessaires à l’exécution de la marche normale. Ces conditions sont au nombre de trois:

1° Intégrité des membres inférieurs (os, muscles, articulations), du bassin et du tronc.

2° Intégrité des voies nerveuses conductrices (centripètes et centrifuges).

3 « Il importe, de plus, dit M. Blocq, que fonctionnent 1. M. Janet n’étudie que le cas des bhystériques. Mais on sait que l’'amyosthénie est également commune chez les neurathéniques.

2. Pierre Janet. Etat mental des hyslériques. Accidents mentaux. page 105,

Page 1