CHAPITRE V
Diagnostic.
Les principaux symptômes dela staso-basophobie sont :
19 Une paralysie systématisée à la marche et à la station debout, en contradiction avec l’état statique et dynamique des membres ; |
2 L’idée chez le malade qu'ilne peut pas ou qu’il ne va pas pouvoir narcher ;
3° La peur, l’anxiété ou l’angoisse accompagnant cette idée.
A ces trois caractères dont les deux derniers sont pathognomoniques s’ajoutent des symptômes concomitants des tentatives de marche et de station. Ce sont, dans presque tous les cas, la päleur, puis la rougeur, des sueurs, des tremblements, la dyspnée, l'accélération du pouls et enfin assez souvent le vertige.
Ces divers signes suffisent pour différencier la basophobie et en faire un syndrome nettement autonome et distinct, ne pouvant être confondu avec aucun des autres roubles de la mar che qui lui ressemblent plus ou moins.
Toutefois le diagnostic n’est pas sans offrir quelques
difficultés. Nombreux, en effet, sont fes troubles de la
motricité inférieure pouvant être confondus avec lun quelconque des types, variétés et formes de la staso-basophobie.
Ainsi la forme simple continue pourra être confondue avec la paraplégie organique ou hystérique, l’astasieabasie continue, l’akinesia algera, l’asthénie neuro-musculaire.
La variété par accès pourra être confondue avec l’astasieabasie par accès, l’agoraphobie, la dysbasie aboulique, ces deux syndromes étant d’ailleurs proches parents de. la staso-basophobie, la crampe des marcheurs, la claudication intermittente, la méralgie paresthésique et la maladie de Thomsen.
Le type spasmodique avec les divers variétés de paraplégie spasmodique, la maladie de Friedreich, etc.
Le type ataxique avec le tabès, lataxie cérébelleuse, l’ataxie hystérique.
Enfin, dans la forme associée, il faudra distinguer nettement le syndrome basophobique des troubles moteurs relevant de la lésion organique.
On ajoutera un dernier mot sur la simulation naturelle
ment possible.
S 1. — Forme SIMPLE CONTINUE.
I. — Elle pourra d’abord être confondue avec la paraplégie. Cest, en effet, dans son ouvrage sur les Para-
plégres et, l’ataxie du mouvement (1), que le professeur