M. Gélineau a aussi obtenu des guérisons
rémittentes ou s’évanouissent pour faire place à d’autres idées et, souvent même durent toute la vie, quoi qu’on puisse tenter contre elles ».
Le pronostic est donc bien plus sombre dans notre syndrome que dans l’astasie-abasie laquelle évolue le plus souvent chez un hystérique et reconnaît comme cause l’annésie ou la distraction. Dans ce cas la simple sugqestion h ÿpnotique a suffisouvent pour guérir le malade, parfois instantanément.
Dans la basophobie associée à une maladie organique comme le tabes, le pronostic est plus sombre encore que dans la simple neurasthénie. En effet, les sensations anormales d’où dérivent la phobie sont continues et progressives chez le tabétique et le malade est de plus en plus hanté par l’idée de la possibilité d’une chute. « H la craint cette chute, dit M. Parisot, et rien malheureusement dans ses sensations n’est capable de lui rendre confiance, bien au contraire | Il a beau chercher à lutter contre la peur qui l’envahit, il ne trouve pas en lui de quoi soutenir cette lutte, sa volonté devient défaillante et la peur de tomber en marchant, labasophobie, s’installe en maîtresse
dans son cerveau ».
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