OBSERVATION VI
(De MM. Debove et Boulloche, in Société médicale des Hôpi taux de Paris, tome X, 3° série, 1893).
La parenté de ces deux états névropathiques (agoraphobie et basophobie) était très évidente chez un individu que nous avons observé récemment,
Un homme de 38 ans présentait depuis huit années le syndrome classique de l’agoraphobie ; peu à pex cet-état s’aggrava ; le malade devint incapable de marcher dans-sa chambre ; il dut être amené à l'hôpital sur un brancard. Seul, il ne pouvait faire un pas, mais quand on lui donnait la main, quand on lui persuadait qu’il ne courait aucun danger, il marchait tout à fait bien. Après un séjour très court à l’hôpital, la basophobie disparut, mais l'agoraphobie persistait : le malade était absolument incapable de traverser seul ‘une
rue où un espace découvert ; il était pris aussitôt de vértige et d'angoisse ; par contre, ces accidents disparaissaient aussitôt qu’il marchait le long d’un mur ou au bras de quelqu’un ; il y a eu chez cet individu uné basophobie de peu de durée qui est venue compliquer une agoraphobie existant
depuis fort longtemps.