Grasset. Maladies au système nerveux, tome II
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lement. En effet, nous p'appor(ons nous-même aucune observation d’enfant, et le cas de M. Ballet est le seul que nous ayons rencontré au cours de nos lectures.
Mais en 1897, M. Ballet publiait dans l’/ndépendance médicale, deux leçons faites dans son service à Saint- Antoine sur « différentes formes d’astasie-abasie ». À côté de l’astasie-abasie hystérique de Charcot, il distinguait « une abasie émotive ou stasophobie évoluant sur un terrain de névropathe ou de neurasthénique. Puis il insistait sur la physiogie pathologique et le traitement, La physiologie pathologique de la forme émotive relève, d’après M. Ballet, de l’idée fixe plus ou moins consciente de l’impossibilité de la marche.
Pour le traitement, il faudra distrairele malade et dissiper son idée fixe (1).
M. le D° Gélineau (2), dans son ouvrage sur les Peurs maladives paru en 1894, rapporte quatre observations de « stasophobie » dont une personnelle et les trois autres du D” Le Grix. L'observation de M. Gélineau offre cette particularité intéressante que la stasophobie de sa malade fut suivie du même syndrome chez le frère de cette dernière et chez une nièce. Dans les deux observations suivantes du D' Legrix, il s’agit pareillement de deux Sœurs dont l’une devint stasophobe à la suite de. l’autre.
En 1894, M. Pierre Janet divisait les paralysies hystériques, comme il avait déjà divisé les amnésies et les