DEUXIÈME PARTIE
STÉNOSE GLOTTIQUE CHEZ L'ENFANT,
Ici encore, c’est brusquement que débute l’accès.
Depuis deux ou trois jours l’enfanttousse légèrement, la voix est un peu enrouée; mais c’est un rhume vulgaire ! les parents ne s’en préoccupent pas et le médecin n’est point mandé. Le soir, en mangeant, aû milieu d’un éclat de rire, l'accès éclate. |
Dans d’autres circonstances, la mère s’inquiète ; car l'enfant vient d’avoir la coqueluche, et elle le trouve mal en train, avec un peu de fièvre. Le médecin vient, il exau mine, mais ne trouve rien: l'enfant est un peu ner. veux, mais, n'est-ce point là son état habituel ? C’est une trachéo-bronchite légère, dit-il ; ce sera rien, et il s’en va. Le lendemain, le soir même quelquefois, à l’occasion d’une colère, d’une terreur, le petit malade est pris de suffocation. Le médecin revient, il pense au croup, et il envoie l'enfant à l'hôpital pour être tubé.
D’autres fois, l’enfant vient de faire une rougeole, et voilà qu’une toux d’un genre tout particulier s’installe. On craint une coqueluche dans la famille. Un mois, deux mois se passent ; puis un jour, l'enfant est pris de fièvre, d’oppression. Le médecin ‘appelé, constate un foyer de
broncho-pneumonie, Le lendemain, le surlendemain..
Pare
brusquement un accès de suflocation éclate. On est en présence d’une crise de spasme de la glotte.
Enfin, comme chez l’adulte, c’est souvent au cours d’une tuberculose pulmonaire des plus manifestes que l'accident va se produire. |
Après ce que nous avons exposé à propos de l’adulte, nous ne voulons pas tomber dans des redites au sujet de la durée, du retour, de la marche et de la terminaison des accès. Nous nous contenterons donc de donner ici
quelques observations (voir entr’autres Obs. I et II).