QUELQUES TROUBLES LARYNGÉS EN PARTICULIER
Nous venons de donner le tableau clinique de Faccès même, pris dans son ensemble au moment le plus critique. Mais il est certains symptômes qu’il est bon d’étu-
dier isolément, dans la diversité de leurs caractères; car
ED. a
ils peuvent, soit se montrer comme phénomènes prémoni: toires, soit tenir une place prépondérante pendant tout le cours de l’affection,
‘Il est donc important de savoir démêler d’où ils vien-. nent et ce qu'ils sont, afin de prévoir l’évolution ultérieure de la maladie, et en apprécier le pronostic. Nous les chercherons principalément dans lès modifications de la
voix et de la toux (1).
1° Altérations de la voix. — Rauctité. — Dysphonie, —
Aphonre.
Les altérations de la voix comptent parmi les troubles les plus fréquents dans les accidents laryngés dont nous nous occupons (2). Ils sont en mêmé temps des plus variables dans leur moment d'apparition, dans leur marche, dans leur durée, dans leur intensité.
Tantôt, ils apparaissent comme premier symptôme et
symptôme unique (Obs. XV), tantôt, ils ne se montrent
4, Quant aux troubles de la respiration, nous n’y reviendrons plus ; la dyspnée, l’orthopnée, le tirage se montrant surtout au moment de la crise ou dans l'accès que nous venons de décrire. Is n’ont d’ailleurs ici aucun caractère qu’on ne rencontre dans toutes les autres affections où ils apparaissent. Nous au rons l'occasion d'y revenir en traitant le diagnostic des laryngiles spasmodiques.
2. Faut-il rappeler que les organes du larynx demeurent sains el que ce n’est pas à eux qu'il faut imputer les troubles
dont ils souffrent, mais bien à la compression de leurs nerfs ?
TG qu'à la période ultime de l’affection (1), tantôt, ils occupent la scène du commencement jusqu’à la fin, d’autres fois, ils sont intermittents, disparaissent pour revenir, pouvant à chaque fois changer leur allure.
« Ainsi, chez un enfant, disent Rülliet et Barthez, nous notâmes d’abord la voix claire, puis rauque, puis un peu voilée, puis en partie éteinte, puis alternativement rauque et éteinte. Quand on lexcitait, il prononçait avec effort quelques mots dont le timbre était clair, ce qui indiquait évidemment une lésion de linnervation du larynx » (2).
Duriau et Gleize ont noté chez un garçon de 24 ans une aphonie complète comme premier symptôme.
Voici cette observation.
OBSERVATION XIV (Résumée).
Duriau et Gleize (Gazette hebdom., 1856).
Jules, 24 ans, entre le 23 février 1855, service du Dr Piorry.
Le 17 février, il fut pris à son réveil d'uneaphonie qu'ilaltribue à un refroidissement ; sifflement continu à l'inspiration. Signes de tuberculose pulmonaire à la première période.
Le 23 février, à 9 heures du soir, il meurt subitement comme étouffé.
1. Dans ce cas, ils apparaissent cependant, à une époque suffisamment éloignée de la terminaison fatale, pour qu'ils ne
puissent être mis sur le compte de la faiblesse des derniers jours.