‹ De la sténose glottique: Dans l'adénopathie trachéo-bronchiqueChapitre 29 sur 46 · Loco cilato, t. 3, p. 627, 2e éd · texte numérisé non relu

Loco cilato, t. 3, p. 627, 2e éd

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Aulopsie. — Larynx absolument sain. Adénopathie trachéobronchique tuberculeuse.

Une masse ganglionnaire embrasse le récurrent gauche à son origine ; le récurrent droit est libre ; mais le pneumogastrique droit est englobé et paraît désorganisé au milieu d'une masse tuberculeuse.

Jaccoud insiste sur ce qu'il appelle la voix discordante. et bitonale. Dans ce cas, une corde vocale est en contracture, l’autre garde sa tension normale, d’où dysphonie, ou comme dit Krishaber, une asynergie vocale.

Dans l’observation de Guéneau de Mussy (Obs. XII), où le malade parle en fausset dans les tons élevés, et ne peut émettre les sons graves. Krishaber trouve une paralysie de la corde vocale gauche.

C’est ce que Legroux décrivait sous le nom d’unilatéralité de la voix. Elle ne semble produite, disaitl, que d’un côté, elle est incomplète, boîteuse. « La voix affaiblie ne peut s'élever que par un effort extraordinaire d’expiration, sans cela elle reste basse; quand elle s'élève,

elle est enrouée » (1).

2° Modifications dans les retours et le timbre de la

toux.

A.— Mécanisme. — On sait comment Vulpian (2) a

décrit le mécanisme de la toux laryngée. Sous linfluence

1# Loc. cit-p: 19° 2, Archives de Phys., 1882, t. X, p. 272. Sur la production de la {(Oux.

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nn Pat d’une excitation partant, soit de ce qu'il appelle le point sensible, soit du laryngé supérieur, soit du vague, les lèvres de la glotte se mettent en adduction ; une secousse de toux se produit brusquement ; les cordes vocales, sous la poussée de l'air, s’écartent, puis se remettent en position médiane avant de reprendre celle de repos. Ainsi donc à chaque secousse de toux, il y a un double resserrement de la glotte.

On comprend donc que la toux prendra un timbre différent suivant que les lèvres de la glotte seront ou ne seront pas sujettes à des contractions spasmodiques, selon que les cordes vocales seront ou ne seront pas paralysées.

B. — Raucité, — En général, les modifications dans le timbre de la toux marchent parallèlement avec celles de la voix. Cependant on peut voir en même temps qu’une voix claire et normale, une toux rauque et ressemblant à l’aboiement d’un chien. Rülliet et Barthez ont fort bien mis en relief ce caractère

« Dabord fréquente, alternativement sèche ou humide, la toux devient ensuite rauque et s'accompagne d'un gros rhonchus entendu à distance. D’autres fois, elle prendun timbre analogue à celui de la toux d’un vieillard atteint de catarrhe. Elle est alors pénible, se répète brusquement, et chacune de ces secousses s’ajoutant à la suivante, donne naissance à une espèce de quinte. »

C. — Toux quinteuse, spasmodique-coqueluchoïde. — « La persévérance de la toux, en ce qu'on appelle coqueluche », comme disait Lalouette dès 1780, est un des meil-

leurs signes qui puissent, parfois longtemps avant les

sion des nerfs vague ou récurrent.

Ce symptôme se montre, en eflet, parfois dès le début d’une adénopathie trachéo-bronchique, souvent au milieu ce cette affection et plus rarement à une époque avancée.

Il rappelle tellement la toux de la coqueluche, que certains auteurs, comme Guéneau de Mussy, ont voulu voir dans la tuméfaction des ganglions bronchiques, la cause initiale de la coqueluche.

Mais si dans la première de ces deux affectionsles quintes peuvent être nombreuses, atteindre le chiffre de 15 à 20 par jour (Obs. 1), le plus souvent,elles sont d'intensité, de durée, de fréquence moindres que dans la seconde, Généralement, elles ne dépassent pasune minute, cessent souventet reviennent ensuile à desintervalles irréguliers. Enfin, fait important, le vomissement qui termine l’accès de toux de la coqueluche fait icile plus souvent défaut ; É quinte n’est presque jamais accompagnée du sifflement de la reprise.

Nous concluerons donc avec Verliac (1): « Chez les enfants spécialement, lorsque ce phénomène se montre d'emblée ou persiste longtemps après une coqueluche véritable, il y a lien de soupçonner une compression de nerf par les ganglions bronchiques tuberculeux, et partant de fixer son attention sur ce point pour diriger, au besoin, la thérapeutique contre la diathèse strumeuse. »

1. Sur quelques cas de toux spasmodique. Rec. des trav. de la Soc. de méd. d'observ. ?: série, T. +, p. 8}, 1863.

ET. De

3% Cornage (1).

On a décrit une grande variété de cornages : laryngé, trachéal, bronchique. Le phénomène sur lequel nous voulons attirer l'attention a son siège dans le larynx; et, comme tous les troubles que nous avons décrits, il se produit en dehors de toute lésion laryngée. Sans doute, . tout ce qui risque de rétrécir les premières voies aériennes (muqueuse hypertrophiée, tumeurs, cicatrices vicieuses, etc.), peut être une cause de cornage laryngé ; mais, ilne sera question ici que du cornage résultant d’une paralysie des cordes vocales ou d’un spasme de la glotte. |

. Si on analyse les deux temps de la respiration du sujet, On constate que son expiration est silencieuse, facile, normale. Son inspiration est rude et sonore, sèche et râpeuse; c'est ce qui à fait dire que c’était un « râclement sec tnspiratoire »,

À son maximum d'intensité, dit Krishaber (2),-il se rapproche à la fois du bruit de ronflement du sommeil et

| du bruit de râclement de lagonie.

1: C'ést cesymptôme qui a été successivement dénommé : inspiration rauque (Ley); râle muqueux dans le larynx (Reid) ; respiration sifflante (Chomel) ; respiration bruyante à distance (Bouchut); respiration striduleuse (Stokes); stertor (Rilliet et Barthez). ges |

2. Mécanisme du cornage chez l'homme, ann. mal. of. et lary., 1877, t. LI.

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Pour Germain Sée, le cornage est « une respiration rude, bruyante à distance, qui s'accompagne toujours de dyspnée et fréquemment aussi d’altération de la voix ». Cette définition ne nous paraît pas de tout point exacte : un malade peut avoir du cornage sans dyspnée et sans Ja moindre gêne. Le cornage peut coïncider avec des troubles du côté de la voix ; mais, dans ce cas encore, le larynx peut ne pas cesser d’être parfaitement sain.

Cest ce qu'Empis (1) ignorait encore lorsqu'il écrivait :

« Dans le cas de phtisie laryngée, où la respiration bruyante a sa cause dans une altération de la glotte, en vertu de laquelle le passage de l'air au travers du larynx est plus ou moins difficile, si l’on invite le malade à parler ou à crier, on constate immédiatement que la voix est enrouée ou rauque, ou qu’elle est voilée ou éteinte. Dans le cornage broncho-trachéal, le larynx reste libre et conséquemment la voix n’éprouve pas les modifications dont je viens de parler, Ces signes ont une très grande importance au lit du malade. »

Nous avons tenu à reproduire ce passage si souvent cité. On a vu par ce qui précède qu'il appelait les plus

expresses réserves.

Le rétrécissement de la glotte, qui est pour ainsi dire

le pivot autour duquel tournent les accidents laryngés par compression nerveuse, est encore ce qui explique l’apparition de ce symptôme. Le cornage, en effet, résulte dans ce cas de vibrations sonores des cordes vocales sous l'in-

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