‹ De la sténose glottique: Dans l'adénopathie trachéo-bronchiqueChapitre 34 sur 46 · De l'œdème de la glotte. Gaz. hebd., 1878, p · texte numérisé non relu

De l'œdème de la glotte. Gaz. hebd., 1878, p

pat

tuberculeux, et m'amena à expliquer ces troubles par l'hypertrophie ganglionnaire voisine et son retentissement sur les

nerfs récurrents ».

B, — Leésions matérielles agissant sur les troncs

neTLUEUT.

Supposons maintenant que le laryngoscope n'ait révélé aucune lésion intra-laryngée. C’est du côté des cordons nerveux que l’on devra porter ses investigations. Il taudra chercher quelle est la lésion matérielle qui a pu agir

suT EUX.

1° Région cervicale.

A. — Corps thyroïde. — La région cervicale est la première qui attire l'attention. D’un coup d’œil on verra quel est l’état du corps thyroïde, s'il est hypertrophié,

s’il a subi une dégénérescence.

OBSERVATION XIX (Résumée).

Gaubric. Bull. Soc. anat. 1846.

Marie, 56 ans, entre en février 1841 à la Salpétrière pour un cancer utérin.

45 janvier. — Premier accès de suffocation. Depuis, nombreux accès à type intermittent. 5, 6, 7 par jour; de une à cinq

Joy 13

minutes chacun ; les accès ne se produisent pas quand la malade lient le cou fléchi; ils apjaraissent lorsqu'elle rélève la têle, lorsqu'on lui palpe le devant du cou... Inspiration sifflante, prolongée ; expiration, longue, difficile ; toux sèche, brusque, sonore. En dehors des accès, pas de gêne de la res- -piration. Dépuis six mois, le corps thyroïde augmente de volume. Pendant trois semaines, la maladie conserve les mêmes caractères. Puis les accès se rapprochent. {« mars, suffocation continue avec exacerbation le soir. 2 mars. « On eut dit un ædème de la gloitte », tête fléchie, visage pâle, yeux injectés, lèvres bleuâlrés cyanosées, pouls mou, incomptable. Mort. Aulopsie dégénérescence encéphaloïde du corps thyroïde. On constala en outre qu'à travers le lobe laléral gauche, passait le nerf récurrent du même côté. Ce nerf, parvenu à la partie inférieure de la tumeur, la perçoit de bas en haut, et s'éparpillant en plusieurs branches dans l’intérieur de la tumeur, confondait quelques-unes d’entre elles avec la dégénérescence, tandis que les autres encore intactes émergeaient du corps thyroïde et, se réunissant sous un faisceau plus élroit que le faisceau ner. veux au moment de son entrée; allaient directement aux muscles du larynx. Le récurrent droit passait lui aussi au travers du. lobe latéral correspondant de la tumeur. Les faisceaux ne se divisaient pas dans l’intérieur de la glande et se porlaient tous aux muscles du lerynx. É

Le larynx était parfaitement sain dans sa totalité.

B. — Les ganglions cervicaux sont-ils augmentés

de volume ?

Se trouvent-ils sur le trajet du récurrent ou du pneumogastrique ? (Voir Obs. XXX). On en trouvera uñ

exemple dans le mémoire de Kyll sur le spasme de la

glotte (Arch. de méd., 1837).

d.— Carie du rocher. — L'observation suivante (22) est extrêmement instructive et montre combien il est impru-

dent de négliger une otite moyenne.

OBSERVATION XX (Résumée).

D: Coe. Associat. Méd: Journal, 29 déc. 1854.

Un malade avait depuis longtemps une carie du rocher, écoulement de pus et douleurs dans l'oreille. Plus tard il se plaignit. de raideur dans le côté droit du cou, et éprouva des attaques subites de suffocation comme s il était atteint de spasme de la glotte. Sur le côté du cou, tuméfaction en forme de corde, dans le sens de la gaine des vaisseaux CERN douloureux : au toucher. Diagnostic, confirmé à l’ autopsie.

Carie de la portion postérieure du temporal. Méningite. Obstruction du sinus laléral droit, soit par extension de l'inflammation, soit par dépôt secondaire de pus, coagulation consécue

tive du sang dans la veine jugulaire interne, inflammation de

sa gaine, s'étendant au nerf. vague et surtout äu nerf laryngé

inférieur.

e, — Cancer de l’æsophage. — Si Von apprend que le sujet éprouve de la dysphagie depuis quelque temps, îl faudra penser à un cancer de l’œsophage. L’exploration :

avec la sonde viendra souvent confirmer cette hypothèse.

Nue eme à

2° MÉDIASTIN.

Tous ces organes sont-ils indemnes! Indépendamment des troubles laryngés, il est des phénomènes dont la nature démontre qu’ils relèvent d’une compression analoque et que cette compression siège dans le médiastin.

Dès lors, l’analogie permettra de conclure que c’est dans cette région qu’il faut aller chercher falésion matérielle qu'occasionne les troubles remarqués sur les troncs nerveux.

La cause de tous ces phénomènes parallèles est évidemment la même. I y a donc intérêt à ne pas les négli-

ger, nous les mentionnerons rapidement: une pelitesse de

pouls, constatée d’un seul côté, fera supposer par exem-

ple, une compression de l’artère sous-clavière correspondante ; une hypertrophie cardiaque, un soaffle vasculaire, feront craindre une compression des gros vaisseaux de la base du cœur ; la bouffissure de la face, les dilatations veineuses, indiqueront que la veine-cave est en j:u; enfin l'inégalité des pupilles permettent de dire que le grand sympathique est lésé (D' Roques).

Enfin, une diminution du murmure respiratoire, des

signes d’æœdème ou d’emphysème pulmonaire, dénoteront

une action sur les voies aériennes.

La lésion primordiale siège dans le m'diastin, voilà une certitude ! Mais qu’elle est-elle ?

a. Tumeur anévrysmale où tumeur solide ? — I v à

une tumeur, mais est-elle anévrysmale ou solide ?

ma er

L’auscultation, la percussion, la palpation, serviront ici! de base au diagnostic. Le laryngoscope ne devra pas être négligé : il sera d’un grand secours. Il arrivera cependant que la marche seule de la maladie pourra définitivement fixer le médecin.

b. Syphilis tuberculose, ou cancer? — Une fois que l’on aura éliminé la tumeur anévrysmale, l'examen anprofondi des antécédents du malade et de son état général donnera le moyen de choisir entre l'hypothèse d’une adé-

nopathie, soit simple, soit syphilitique, soit tuberculeuse, soit cancéreuse. En cas de syphilis le traitement institué d’une façon énergique viendra bientôt montrer la nature

de l’affection.

OBSERVATION XXI (Résumée).

Poyet, thèse 1877, Obs. XX

‘Le 4 août 1872, B.., 42 ans, consulte le Lr Fauvel pour un enrouement datant de quatre mois.Négligé, cetenrouement alla en augmentant. Aphonie, amaigrissement, fièvre le soir, dyspnée au moindre effort, toux par quintes, mais rare.

Jamais d’'hémoptysie ; à 22 ans, syphilis.

Laryngoscopie. — Muqueuse saine. Corde gaucïe immobile sur la ligne médiane, bord libre incurvé légèrement.

Le professeur Michel de Strasbourg pense qu'il y a une arthrite tuberculeuse crico-aryténoïdienne gauche qui immobilise l'articulalion. Jacco1d trouve : Abaissement du cœur de deux espaces intercostaux. A la pointe souffle au premier temps et frottement péricardique. À la base, dans le deuxième espace

de chaque côté du sternum, souffle au premier et au deuxième

“0% — temps ; maximum à gauché. Sous la clavicule gauche, matité. complète avec absence du bruit respiratoire,

En arrière, au niveau du hile, submatité, souffle et bronchophonie. ;

Diagnostic (Jaccoud). — Si on rapproche le fait de la matité sous-claviculaire des signes perçus en arrière,il faudrait admet- À tre, dans le cas d'un anévrysme, une tumeur vraiment énorme. Or, il n’y a nulle part de battements à l'œil, pas de pulsations à la main, et les deux pouls radiaux sont tout à fait semblables. D'un autre côté depuis quinze jours, le malade a semsiblement maigri. Jaccoud conclut donc à une tumeur solide, probablement un ly nphosarcome. N

Pour le professeur G. Gée, la tumeur est anévrysmale.

Le D* Fauvel se rend à l'opinion de Jaccoud et il émet la possibililé de ganglions bronchiques. LS |

Traitement, — KI à hautes doses, huile de morue, eau de la Bourboule. La tumeur diminue etla voix revient. La corde s’écarte à l'inspiration.

Le 22 septembre. — Le professeur Sée s'écrie : Curalio naturam morborum ostendit. Le 18 avril 1873, l'amélioration continue, la voix est complétement revenue, le malade a repris

ses travaux.

Toutefois, il arrivera que le diagnostic soit rendu très difficile par le peu de netteté des symptômes, ou par l’enchevêtrement des affections dont quelques-unes n’agiront que d’une manière indirecte, C’est ainsi que pour avoir trouvé un antécédent Syphilitique avéré, il ne faudra pas se presser de voir dans la compression l’effet immédiat d’une tumeur syphilitique. La syphilis a très bien pu ne jouer là que le rôle d’une cause lointaine et prédis-

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