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posante. Ce sera peut-être un anévrysme qui sera venu s’intercaller entre les deux affections, effet de la première, cause de la seconde. Tel est le cas de l'obsérvat'on suivante où les sympômes ont d’abord fait croire à un accés d'asthme d’origine emphysémateuse, puis à une adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse, jasqu’au jour où on les expliqua par la syphilis; encore y eut-il lieu dé pousser plus loin les recherches cliniques et d’attendre que l’évolution naturelle de la maladie fut venue démon trer à Richet, Gosselin et Behier qu'ils avaient affaire à
un anévyrisme,
OBSERVATION XXIII (résumée).
Binet. Thèse 1875. Obs. IV du D' Moura.
G..., 32 ans. Syphilis à 29 ans. À 28 ans, bronchite : peu après, deux accès de dyspnée assez intenses. Toux uinteuse et sèche (Traitement antisyphilitique, Mont Dore). Se marie il y à 18 mois. Depuis un an (1873),aphonie complète, accès dyspnéïques plus fréquents.
Au niveau de la petite corne de l'os hyoïde et en arrière d'elle, deux ganglions comme une amande, durs et indolents. Gornage de moyenne intensité, un peu eriard par instant, Murmure vésiculaire faible à droite. Examen du larynx impossible. 22 août 1874, nouveau traitement antisyphilitique. 9 sep= tembre, amélioration, respiration plus facile; cornage persiste. Douleurs sur l'épaule droite, surtout le matin et lorsque la dyspnéeest un peu forte. Considérées comme syphilitiques on augmente le sirop de Gibert. 23 septembre, dyspnée supporta-
ble, cornage persiste. Laryngoscopie. Aryténoïdes à peine mo-
biles. La glotte ouverte ne se ferme pas. Quintes de toux sp asmodiques reparaissent,. 10 octobre. Inspiration gênée. Douleur dans le côté droit. 14 octobre, même état du larynx, ganglions hyoïdiens ont disparu. Douleur dans le dos, augmente lorsque la malade se couche à droite. Entre le rachis et le bord spinal de l'omoplate saillie de 2 centimètres 1/2, battements, souffle anévrysmal, 47 octobre. Barth, Behier et Moura le localisent à
l'aorte descendante.
28 octobre. — La Lumeur grossit, toux et dyspnée augmentent.
145 novembre. — Richet émet des doutes sur la nature de la
tumeur ; car il ne constate pas le bruit de forge appartenant aux anévrysmes considérables. Il pense à une adénite bronchique suppurée.
16 novembre. — Cornage pendant les grandes inspirations seules. Grandes douleurs. Consultation de Richet, Gosselin, Moura. Gosselin conclut à un anévrysme, et repousse l’idée d'une ponction émise par Richet et Moura. :
21 novembre. — Accès de dyspnée intense et alarmant.
Richet, fait une ponction exploratrice avec Moura qui ne donne rien. Les jours suivants, les spasmes pharyngo-æsophagiens se répèlent, les accès de suffocations sont menaçants.
Mort le 2 décembre.
Enfin, dans la recherche d’une lésion matérielle siégeant dans le médiastin, il est encore des symptômes révélateurs. Bien que ne faisant pas partie des troubles laryngés, ils relèvent d’une cause commune : la compression des pneumogastriques et récurrents.
C’est ainsi que Potain en 1861, chez une femme de 73
ans, dont le pneumogastrique était comprimé par un
ganglion cancéreux, eut à combattre des vomissements fréquents, alimentaires et muqueux.
Breventani en 1824, observa chez une femme de 40 ans, un pouls tombé à 25 pulsations par minute : le vaque était tiraillé et aplati.
D’autres fois c’est le phénomène inverse qu’on observe, la tachychardie, les palpitations, l’accélération du pouls.
Une salivation abondante a été de même observée dans des conditions analoques.
c. — Compression de la trachée. — Nous avons dit que la trachée était rarement comprimée, d’une façon telle qu'elle amenait du fait seul de cette compression des accidents dyspnéiques. Le diamètre d’une canule est à peine égale au tiers du diamètre de la trachée et cependant la respiration s’effectue librement (1). Quand la trachée est comprimée, s'il y a des accidents dyspnéiques paroxystiques, c’est que par réflexe, il s’est produit une sténose de la glotte.
On a affirmé cependant que dans certains cas il y avait réellement dyspnée trachéale et on a donné les signes
suivants : (Voir 77. de méd., p. 138, Ruault) :
1. Krishaber (Ann. mal. oreil. et lary., 1877), rapporte l'histoire d’un malade de 63 ans, vu avec Isamber, atteint d'ur épithélioma du larynx et de la trachée constaté de visu pendant la vie et retrouvé à l’autopsie. La trachéotomie ne fut nécessaire que lorsque la trachée tendait à s’oblitérer. On put passer difficilement une plume d’oie dans le rétrécissement, etcepen lant jusque dans les dernières semaines, malgré le cornage, le malade respirait librement, vaquait à ses occupations, montait un escalier.
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is Le larynx, pendant lé tirage, né descend pas en masse comme dans le tirage laryngé; |
2° Le stridulisme inspiratoire est sifflant, bitonal ;
3 Le malade tient la tête penchée en avant et non rejetée en arrière comme dans les sténoses glottiques (Voir cependant l'obs. XIX); |
4 La voix n’ést pas étouflée comine dans les spasmes dé la glotte; elle est seulément un peu plus faible qu’à
l’état normal.