‹ De la sténose glottique: Dans l'adénopathie trachéo-bronchiqueChapitre 36 sur 46 · C. = Leésions bulbaires Tabès · texte numérisé non relu

C. = Leésions bulbaires Tabès

L’éxamen approfondi des régions cervicales et du médiastin n’a-t-il révélé aücun agent de compression ner= veuse ? on pourra supposer une lésion bulbaire. Si surtout, lé laryngoscope démontre l'existence d’une paralysie des dilatateurs (1), l'hypothèse prendra corps ét on devras’attacher à vérifier l’existénce d’un tabès : on le trouvera 99 fois sur 100; c’est qu’en effet, le spasme de la glotte est quelquefois l’une des premières manifestations du tabès. Des troubles oculaires allant jusqu’à la cécité permettent souvent à l'oculiste de devancer le médeciu dans le dia-

gnostic du tabès; de même les troubles laryngés allant

1. Le spasme peul toutefois survenir en dehors de cette paralysié. Souvent la précède de peu, quelquefois même même la paralysie ne survient pas.

jusqu’à la sténose glottique peuvent être interprétés comme les premiers signes d’un tabès qui débute.

Si l’on peut constater l'abolition du réflexe rotulien, l’hypothèse sera suffisamment confirmée.

D. — Névrose.

Hystérie.

L’hystérie, a-t-on dit, peut tout simuler; le spasme de la glotte n'y échappe pas. Assurément si locclusion de la glotte apparaît avec le cortège de tous les symptômes caractéristiques de l’une ou de l’autre des phases de lPhystérie, de même qu’elle a été vue au cours de la crise épileptique, alors il sera difficile de s’y tromper. Où l’erreur est à craindre, c'est quand le phénomène est isolé, Si laccès est survenu à la suite d’un traumatism?, d’une émotion, d’une crise morale, s’il se répète ensuite avec une ténacité désespérante, les soupçons devront s’accentuer.

Ils approcheront de plus en plus de la certitude à

mesure qu’on découvrira les stigmates de la célèbre né-

vrose.

E, — Phénomènes réflexes.

Si on n’a trouvé aucune névrose, on sera amené, par voie d'exclusion, à chercher l’explication nécessaire dans

Fr Ne un phénomène réflexe. C’est ainsi que ce réflexe s est

ee EST manifesté : chez le malade de Lori, à l'occasion d’une méningite; chez le malade de Zoia à l'occasion d’une commot:on abdominale ; däns les cas de Sommerbrodt, d’Hofmann, de Heryng, de Ruault, à la suite d’une lésion nasale (polype, hypertrophie de la muqueuse des cornets,

etc. (Voir Luc. Vévropathies laryngées, p. 104).

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