LEFT
prédisposés à La névrose asthmatique.. Le mécanisme de production serait le mêne que pour l'asthme nasal qui se manifeste par simple excitation des filets nerveux de la muqueuse pituitaire » (Joal). Le fait est curieux et intéressant, mais On ne confondera pas ces accidents asthmatiques avec les troubles de la respiration dus à un désordre dans le fonctionnement du larynx. C’est pourtant ce que semble avoir fait Joal qui a donné dans les Archives de médecine (avril 1891) une étude assez complète sur l'asthme ganglionnaire. Il publie ainsi l'observation de deux malades, qui tous deux, ont présenté des altérations de la voix. L’un a été aphone pendant deux jours (l’examen laryngoscopique n’a pas été fait), l’autre a eu la voix voilée, bitonale, la corde vocale gauche, restait écartée de la ligne médiane pendant la phonation, la toux enfin, était quinteuse et rauque. On conviendra qu’en présence de telles altérations, il soit permis de soupçonner une compression nerveuse et de rattacher à l’altération, soit du vague, soit du récurrent, les accidents dyspnéiques qui se montrèrent ensuite, «Chez ces jeunes sujets, ajoute Joal, ces troubles laryngés, liés sans doute à l’adénopathie, se sont montrés à une certaine distance des accès dyspnéiques mais nous sommes disposé à admettre que dans d’autres cas, ils peuvent précéder ou suivre les crises d'oppression et constituer ainsi un élément précieux de diagnostic ». Mais précisément, n’avons-nous pas vu que l’aphonie ou le cornage, par exemple, pouvait être pendant longtemps les seuls et uniques symptômes d’une compression nerveuse. Certains malades n'ont-ils pas uniquement quelques modifications dans le timbre de la
Joy 14
toux ou de-la voix bien avant que l’accès spasmodique vienne à éclater, etc., etc.
Aussi, pensons-nous qu'avant de songer à la possibilité d’un asthme ganglionnaire, il est bon de rechercher l'explication des accès de dyspaée paroxystique dans
une sténose laryngée par compression nerveuse.
Ile DIAGNOSTIC LARYNGOSCOPIQUE
L'attaque de spasme glottique est passée ; tout s’est terminé heureusement, le malade a retrouvé le calme... Cependant les troubles de la voix persistent, la respiration reste tant soit peu difficile, au moindre effort, un léger cornage se fait entendre, la toux enfin, revient fréquemment avec un timbre particulier, tantôt rauque ou quinteuse, tantôt spasmodique ou coqueluchoïde,
Devant cette persistance de symptômes, il faut penser à des désordres laryngés et en chercher la cause. Souvent on est en présence d’une paralysie des muscles du larynx ; le laryngoscope seul donnera des renseigne ments décisifs,
Voit-on une seule corde vocale en position cadavérique? On a affaire à une paralysie récurrentielle unilatéräle. |
On en recherchera l’origine dans une compression ; ici recommence la série des recherches déjà décrites et sur lesquelles nous ne reviendront pas.
Mais, il est une hypothèse à laquelle il faudra réfléchir,
si on ne trouve aucune cause de compression. C’est celle
d'une névrite périphérique. Le début en à été brusque, le malade met les troubles dont il soulfre sur lé compte d’un refroidissement, mais ce qui confirmera l’hypothèse d’uñe névrite, c’est que la faradisation ne fera pas réagir les musclés paralysés et pourra être émployée comme moyen de guérison. Dans les paralysies par compression au contraire, elle ne donnera aucun résultat.
Les déux lèvres de la glotte sont-elles rapprochéés ? les deux cordes sont-elles immobiles? on est en présence d’une paralyste bilatérale des abduttéurs.
Dans J1 moitié des cas on aura affaire à une compression récurrentielle périphérique, dans l’autre moitié à une lésion bulbaire. Le tabes, dans ce dernier cas, pourra être affirmée ; il se rencontre quatre-vint-dix-neuf fois sur cent.
Le problème reste le mème, si au lieu de deux cordes on en trouve qu'une seule en abduction; on diagnostiquera une paralysie unilatérale des abducteurs. On se comportera d’une façon identique, dans la recherche de la cause primor l'ale.
Enfin, si les deux récurrents étaient comprimés (circonstance assez rare d’ailleurs, et qui ne se rencontre que dans le cas d’engorgements ganglionnaires multiples, de tumeur du corps thyroïde, d’anévrysme volumineux, etc.), le malade pourrait être affecté d’une paralyste totale. Dans ce cas o1 verrait les deux cordes vocales en position éadavériqu?.
La bilatéralité des lésions nerveuses peut encore être établie si l’on voit d’un côté l’adduction d’une corde (pa-
ralysie abductrice), de l’autre la position cadavérique,
a > ous On en conclurait alors que la destruction à été plus complète d’un côté que de l’autre.
Quant aux paralysies récurrentielles des enfants elles sont fort peu connues, grâce à la conformation de leur glotte; en effet, les troubles respiratoires prennent d’emblée chez l’enfant un développement très rapide. Les paralysies laryngées ne constituent pas, comme il arrive souvent chez l’adulte, un phénomène pathologique latent,
elles donnent lien à des accidents qui aboutissent promptement à l’asphyxie. .