‹ De la sténose glottique: Dans l'adénopathie trachéo-bronchiqueChapitre 7 sur 46 · Spasme de La glotte. Thèse · texte numérisé non relu

Spasme de La glotte. Thèse

MAS Le RER tions se rencontrent très rarement ; et il dit que pour sa part 1l n’a jamais vu ces accidents laryngés auxquels certains auteurs ont fait allusion. Et pourtant dans sa thèse il publie lui-même deux observations, où les nerfs récurrent et preumogastrique sont comprimés par des ganglons tuberculeux, et où il a observé du spasme de la glotte ; ces accidents sont des plus manifestes et des mieux décrits (V.p.69) « Sans doute, ajoute-t-il, le fait perd un peu de sa valeur puisqu'il nous présente des lésions complexes, et notamment une altération des preunogastriques ; mais les symptômes qui sont le point important pour le diagnostic que nous avons à établir, ont été tout à fait ceux que l’on rencontre dans les cas d'asthme idiopatrique ». Aussi range-t-il ce cas dans le cadre de cette dernière affection. Quant à l’autre observation qu’ilrapporte, voici comment il s'exprime: « Voilà certainement un cas où l’on pourra attribuer les accès à la compression des nerfs récurrents et pneumogastriques par les ganglions bronchiques augmentés de volume. Il faudra seulement expliquer pourquoi l’effet est produit dans ce caset manque dans tant d’autres, où la compression est la méme. N'est-ce pas une preuve qu'il faut chercher ailleurs la cause des accès ? »

Mais Rillet et Barthez(1), auxquels rien en clinique n’avalt échappé, reconnaissent qu'il existe unè autre espèce d'asthme aigu très distinct du spasme de la glotte, et qui

est dû à la compression des nerfs pneumogastriques ou

1. Voir Rillet et Barthez. Traité des maladies des enfants, 2cédit. 4853, CL, IL p. 499 et suiv.

seulement des nerfs récurrents par des tumeurs de diver-

ses natures. » Ils décrivent:

re Des altérations dans le timbre de la toux et de la VOIX ;

2° Des quintes de toux qui simulent la coqueluche ;

3° Des accès d’asthme tout à fait insolites chez l’enfant.

Entre temps, le 18 octobre 1849, le D' Legroux (Arch. de méd. 4°s.,t. XXI). lisait à l’académie de Médecine un mémoire sur le « Diagnostic de la compression des nerfs laryagés récurrent et preumogastrique. » Il insis-

tait sur les vérités acquises et en donnait la confirmation.

Dès lors l'existence d’accidents laryngés dans le cours des adénopathies trachéo-bronchiques est nettement éta-

blie. Les publications se succèdent.

En 1852; Hourmann publie sa thèse « Sur quelques effets peu connus de l’exgorgemeat des ganglions bronchiques ». Il combat, à juste titre, cette tendance qu’ont eu certains auteurs à attacher une trop grande importance à la compression de la trachée et des bronches aux dépens de la compression nerveure; il discute l’hypothèse de phénomènes paralytiques où de nature spasmodique, et il se range finalement du côté de cette dernière ; il conseille la trachéotomie comme pouvant dans certains cas arracher le sujet à la mort; mais il semble encore confondre le spasme infantile essentiel de la glotte avec les accidents laryngés récurrentiels. Il voit, en outre, dans la compression des récurr:nts la cause de la laryngite stri-

duleuse.

En 1856, Duriau et Cleize (Gaz. hebd., p. 613) attirent

Ag Re l'attention sur l’aphonie comme symptôme important, relevant directement de la compression du récurrent.

En 1868, Jollivet publie une thèse qui n’est qu'un recueil d’obséèrvations parues jusqu'à lui et portant sur les « les accidents déterminés par l’altération des nerfs récurrents. » Il les classe suivant la nature de la maladie, cause première de lacompression : anévrysme, cancer, syphilis, tuberculose, etc.

Gueneau de Mussy et son élève Baréty achèvent de rendre classique la notion de l’adénopathie trachéo-bronchique. Ce dernier effort ne va pas sans un certain excès: ils veulent voir dans la compression du récurrent et du pneumogastrique, la cause de la coquelushe et de la laryngite striduleuse. Mais les travaux de Massei, Landgrof, Moldenhauer, Krieg, etc., viennent opportunément démontrer l'autonomie de la laryngite striduleuse.

Ils en précisent même l'originalité, car ils décrivent des lésions permettant de caractériser nettement cette affection par la dénomination de laryngite sous-glottique aiguë. Ainsi s’accuse finalement le contraste entre les troubles dus à des lésions primitives du larynx et les affections qui n’en comportent pes, soitqu’il s’agisse d’une névrose;

soit qu’il s'agisse d’une compression nerveuse.

Nous arréterons ici cette revue rétrospective; l’étude des dernières découvertes sur la physiologie du larynx, les discussions dans les récents congrès de laryngologie où ont pris naissance les théories opposées de la contracture et de la paralysie,les expériences sur lesquelles elles reposent, tout cela trouvera sa place dans

les chapitres ultérieurs.

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