RESTE
extrémité on observe le plus souvent une prolifération des replis muqueux, quelquefois des suffusions hémorragiques, ou même un dépôt noirâtre que les auteurs n expliquent pas. (2)
En règle la muqueuse est intacte, sur toute la surface stomacale et sur le pylore. Il n’est peut-être pas impossible qu'un malade fasse un uleère où un cancer indépendamment du rétrécissement congénital, mais celui-ci devient aussitôt impossible à démontrer, et appartient au domaine de l’hypothèse.
Le rétrécissement peut atteindre le volume d'une plume d’oie. Le canal est droit et ses irrégularités proviennent du plissement de la muqueuse, quelquefois atrophiée, le plus souvent normale. Le canal est inextensible ou très difficilement dilatable, et les auteurs qui ont tenté. la manœuvre de Lorreta ont provoqué quelquefois des déchirures. L'organe revenait vite à son état primitif.
2°) Microscopique. — L'étude microscopique est fondamentale. C’est sur elle que nous avons basé l'argument principal de cette thèse.
Il est intéressant de considérer la structure normale de l'organe.
On observe une muqueuse qui comprend des glandes pyloriques de nature intermédiaire entre les glandes du fond et les glandes de Brünner'; celles-ci peuvent être observées normalement au pylore. En somme une muqueuse de passage qui s'implante dans un chorion étroit limité à la muscularis mucosæ comprenant 2 couches très minces : circulaire et longitudinale.
Puis la sous-muqueuse formée d’un tissu conjonctif lâche permettant à la muqueuse de se plisser sur ellemême ; comme le chorion elle est richement vascularisée et contient les plexus nerveux.
De plus, normalement, il existe dans sa profondeur des amas lymphocytaires, où même de véritables follicules clos, en labsence de toute réaction inflammatoire.
Puis, la couche musculaire, normalement plus épaisse que la sous-muqueuse, comprend deux couches : la couche
(2) NAUWERCK. — TiLGER.
AE Sa interne circulaire, la plus importante, comme d’ailleurs sur l'estomac. Au niveau du pylore elle se renforce et donne à elle seule le sphincter qui termine l'organe du côté duodénal. La couche externe longitudinale reste mince. |
Nous avons vu que c’est cette couche circulaire qui subit le plus grand épaississement.
Et, pour en revenir à l'anatomie pathologique, on voit que deux cas bien distincts se présentent : Ou bien il y a hypertrophie musculaire pure ou bien une réaction conjonctive notable qui complique le phénomène. Il nous paraît nécessaire de n’établir aucun point commun entre ces deux types.
Dans le premier cas qui nous intéresse on voit l’hypertrophie porter surtout sur la couche cireulaire ; la muqueuse est normale, la sous-muqueuse peut présenter une très légère réaction conjonctive secondaire, ou des amas lymphoïdes lesquels existent normalement.
On ne trouve aucun signe de réaction inflammatoire spécifique, aucune cellule géante, quelquefois cependant, un épaississement de la tunique musculaire artérielle des vaisseaux de la sous-muqueuse, mais nous ne pensons pas que ce soit là un signe de spécificité. Il n’y a aucun aspect cytologique anormal. Les fibres musculaires sont nombreuses mais à peine plus longues et plus grandes que d'habitude. C’est une hypertrophie numérique.
Dans le second cas c’est une image toute différente. La lésion primitive paraît être la sclérose du tissu conjonctif. Celui-ci forme un feutrage épais, blanc nacré, criant sous la lame qui le sépare, et donnant tout à fait l'impression de certains fibromes utérins. I semble que la couche musculaire se soit épaissie pour lutter contre lhypertrophie du tissu conjonctif qui envahit les couches musculaires et gagne la séreuse, prouvant bien son autonomie.
Dans ce cas les deux couches musculaires sont égales dans leur développement. Enfin les altérations de la muqueuse ou de la sous-muqueuse par processus inflammatoire ou cicatriciel sont souvent observées.
I s’agit donc là, d'un processus bien particulier qu'il