‹ De la stomatite ulcéreuse des soldatsChapitre 9 sur 17 · HO DE LA STOMATITE · texte numérisé non relu

HO DE LA STOMATITE

en général de la forme aiguë primitive que par l'absence de lambeau membraniforme. Peut-être cette dernière circonstance tient-elle uniquement à ce que, par suite de l'induration dont elle est le siège, la muqueuse pariétale se rapproche plus ou moins de la consistance de la muqueuse gingivale, et disparait comme elle par exfoliation insensible. Tant que la membrane muqueuse n'est pas complètement cicatrisée , ces recrudescences sont à craindre. J'ai lieu de croire qu'elles sont très-fréquentes, et qu'elles constituent l'immense majorité des cas que l'on considère comme des exemples de récidive. J'ai toujours remarqué, en effet, que ces prétendues récidives se reproduisaient à trèscourte échéance, toujours du même côté, et, en interrogeant avec soin les soldats qui accusaient une première atteinte de stomatite, j'ai fini par reconnaître que la guérison n'avait jamais été aussi complète que les malades l'avaient dit d'abord : tantôt les gencives, tantôt la face interne des joues étaient restées douloureuses : or, quand la cicatrisation est complète, toute espèce de douleur disparaît. Je suis donc autorisé à croire que, dans ces cas, la muqueuse était encore ulcérée, et par conséquent à considérer ces nouvelles atteintes comme 'de simples rechutes. Quant aux récidives proprement dites, je ne suis pas en mesure d'en nier formellement la possibilité, mais je crois qu'elles sont une exception ; pour ma part, je n'en ai pas observé un seul cas bien avéré.

— Ulcérations intermaxillaires, — Au niveau de l'espace intermaxillaire, les ulcérations ne présentent aucun caractère particulier, et, pour ce qui les concerne, les seuls faits à signaler sont, d'une part, qu'elles restent rarement circonscrites à la muqueuse intermaxillaire et qu'elles se confondent presque toujours par leurs bords supérieur et inférieur, plus souvent par ce dernier, avec une ulcération de la gencive qui entoure les der nières grosses molaires ; et, d'autre part, qu'elles parcourent en général toutes leurs périodes d'évolution sans présenter le lambeau membraniforme si ordinaire dans la stomatite ulcéreuse pariétale. Dans le seul cas où j'ai pu constater sa présence, il n'occupait que la partie centrale de l'ulcération, et il est assez probable qu'il en est toujours ainsi, par la raison qu'en haut et en bas de l'espace intermaxillaire la muqueuse prend les caractères du tissu gingival.

— Ulcérations de la voûte et du voile du palais. — Elles sont assez rares, puisque je ne les ai observées que neuf fois, soit seules, soit combinées avec d'autres ulcérations de la muqueuse buccale. Les ulcérations de la luette ne présentent, avec celles des parois, d'autre différence que celle qui résulte du siège, c'est-à-dire que, n'étant pas comme cellesci continuellement froissées par le contact des dents, elles offrent une surface plus unie, de telle sorte qu'au premier abord on pourrait prendre le

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