NOIRS
à celles du Farfadet (1905), devant lesquelles l’homme est malheureusement impuissant.
40 Compression des parois du thorax et de l'abdomen.
Nombreux en sont les exemples : nouveau-nés trop serrés dans leurs langes ou étouffés par le bras ou le corps de leur nourrice qui les a couchés dans son lit; adultes trop violemment pressés dans la foule ou comprimés par le genou d’un agresseur qui les a terrassés.
Si dans les premiers modes de suffocation que nous venons de citer, la tâche du médecin légiste est facilitée par les excoriations en coups d’ongle sur la face, la présence d’un corps étranger dans l’arrière-gorge, la terre ou la cendre retrouvée dans la trachée, elle devient bien malaisée dans beaucoup de cas de mort par compression du thorax. Les traces extérieures de violences sont si peu appréciables, pour ne pas dire si fréquemment absentes, les personnes qui pourraient donner quelques renseignements ont si souvent intérêt à ne rien dire, que l’expert se trouve dans une situation bien difficile. De lui va dépendre le verdict, et, pour s'éclairer, il n’a que l’autopsie. C’est son devoir absolu de bien noter toutes les lésions, de ne pas attribuer à quelquesunes une trop grande valeur, de ne pas chercher à trouver quand même une cause de mort.