CRITIQUES DE M. PAUL JANET
ce terrain dangereux; j’ai exposé mes doutes, mes scrupules, je n’ose dire mes convictions.
Cette première partie de mon livre publiée (sauf additions nombreuses) en 1884, a soulevé quelques critiques. Un philosophe éminent, M. Paul Janet, a inséré dans la Revue politique une série d’articles dans lesquels il reproche aux observateurs de Nancy plusieurs vices de méthode. Voici la réponse que j’ai cru devoir faire à M. Paul Janet 1 :
Quand .M. Liégeois lut à l’Académie des sciences morales et politiques son mémoire : De la suggestion hypnotique dans ses rapports avec le droit civil et criminel , l’assemblée, peu préparée, il faut le dire, à des études jusque-là étrangères à son domaine, fut vivement émue. Quelques-uns de vos collègues nièrent : l’observateur de Nancy était mystifié par des simulateurs. D’autres, craignant les conséquences à déduire de faits qui ne s’adaptaient pas à leurs idées préconçues, reculèrent devant leur examen.
Cependant, à l’honneur de ce corps savant, beaucoup d’esprits sages, vous en fêtes, osèrent envisager la question de sang-froid et accepter comme démontrés
1 Cette réponse aux articles tle M. Paul Janet publiés dans la Revue politique et littéraire était destinée à la môme Revue. M. Yung, après l'avoir soumise à M. Janet, refusa de l’insérer, la trouvant « trop technique, trop physiologique » pour un journal littéraire.
Je la remplaçai alors par une simple lettre, courte et courtoise, dépourvue de tout détail scientifique, répondant simplement aux critiques dont mon mémoire De la Suggestion dans l’étal hypnotique et dans l’étal de veille , avait été l’objet dans la Revue. M. Yung voulut bien reconnaître le grand intérêt que j’avais à répondre, mais ne voulut rien insérer dans son journal.