RÉPONSE A M. PAUL JANET
certains faits, consacrés d'ailleurs dans la science par des autorités médicales considérables.
Vous avez lu quelques-unes des publications récentes sur le sujet, vous avez vu quelques expériences à la •Salpétrière, vous avez recueilli oralement quelques | i renseignements ; vous vous êtes fait une certaine opimion sur la suggestion hypnotique; et, sans être sufli- | • sam ment édifié ni éclairé sur la question, sans avoir vérifié ce qui se faisait en dehors de votre entourage
j immédiat, vous exposez votre appréciation, vous dites ce qui, suivant vous, est exact, ce qui, suivant vous, e>l j- sujet a caution : vous nous indiquez la méthode à suivre, et vous voulez bien signaler aux observateurs de Nancy quelques défectuosités dans la méthode suivie par eux.
I et met tez-moi, très honoré maître, de répondre à quelques-unes de vos appréciations. Je le ferai avec : toute la déférence respectueuse qui est due à votre U' < araclère et a votre talent, mais aussi avec toute la Il franchise de conviction que m’inspire la seule passion de la vérité.
Vous accordez une foi sans bornes à tous les travaux | -sortis de l’école de la Salpétrière; vous n’acceptez qu’avec une certaine réserve ce qui émane d’ailleurs. Là. tout est démontré pour vous; là, grâce à une méthode vraiment scientifique, rien n’est contestable : « Un pari des laits les plus simples et les plus élémentaires | pour s'élever aux faits plus complexes et plus délicats, des faits physiques et apparents aux faits psycholo- -giques plus intérieurs et plus difficiles à interpréter. » A Nancy, au contraire, semblez-vous dire, négligeant les phénomènes physiques plus élémentaires et plus -grossiers, nous cherchons surtout à mettre en relief les •laits les plus extraordinaires et les plus saisissants pour