CATALEPSIE DANS LA FIÈVIIE TYPHOÏDE
blement. Le malade paraissait entendre les questions, mais ne répondait pas. On le réveille un moment par des injonctionsvigoureuseset réitérées ; il ouvre lesyeux pour reprendre aussitôt son immobilité primitive. Les bras conservent indéfiniment la position qu’on leur don ne, comme dans la catalepsie suggestive, mais sans rigidité. 11 reste assis indéfiniment quand on le place dans cette position. Cet état fut constaté pendant huit jours; puis lit place à du délire, avec agitation, raideur et tremblement des membres, refus îles aliments, nécessité de recourir à la sonde œsophagienne : le malade guérit.
Dans le second cas, il s’agit d’une fièvre typhoïde ad vnamique mortelle chez un mai; on italien âgé de vingt et un ans, qui succomba le 11° jour. Dès le 8e jour, le malade était prostré, parlait peu; cependant il répondait aux questionsd’une façon nette, mais lente. 11 avait de la rétention d’urine ; le cathétérisme le laissait inerte ; cependant la sensibilité était conservée.
Ses yeux sont ouverts ; il fait tout ce qu’on lui dit de faire, souvent sans répondre un seul mot. Quelquefois, si on lui demande son nom, il le profère à voix basse. Si on place le bras du malade en l’air, il le garde longtemps dans cette position, comme en catalepsie, sa face conservant, comme celle des hynoptisés, un masque d’impassibilité. Quelle que soit l’attitude qu’on leur imprime, le malade n’a pas assez d’initiative intellectuelle pour les en sortir ; à la longue seulement, la fatigue les fait tomber. Cet état caleptiforme des membres supérieurs persista pendant trois jours, jusqu a ce que les accidents ultimes d’adynamie cardiaque se manifestèrent.
Jamais l’état cataleptique ne s’observe, ni dans la fièvre typhoïde, ni dans d’autres étals morbides, sans ctre accompagné de cette inertie psychique spéciale qui