SUGGESTION SANS SOMMEIL
douloureux , anesthésie, flexion des doigts ont disparu : la rachialgie persiste.
Le soir, a 8 heures, on trouve le malade sans connaissance, la tête hors du lit; il reste ainsi environ six minutes. Dans la journée, il avait eu des douleurs fulgurantes dans le dos.
Le 27, la névrite cubitale ne s’est pas reproduite. La rachialgie persiste de la septième à la dixième apophyse épineuse, et se propage dans les espaces intercostaux.
Suggestion hypnotique pendant laquelle le malade accuse des élancements très douloureux. Au réveil, elles sont un peu calmées, mais se reproduisent intenses dans la journée. A ti heures du soir, injection de morphine.
Le 28. la rachialgie a disparu. Suggestion : la lourdeur de jambe est moindre. La gouttière du cubital est un peu sensible.
Le 20, suggestion hypnotigue. La douleur de jambe et de tête disparaissent . Va bien dans la journée. Réveillé subitement dans la nuit par les cris d'un malade, il est pris d'une sensation de brûlure dans le dos et le côté gauche.
Le 30, le dynamomètre donne 34 pour la main droite, 13 pour la gauche. Douleur de la huitième à la dixième vertèbre dorsale. La pression de cette région pendant l’état hypnotique la réveille.
Le soir, cette douleur est dissipée en grande partie par suggestion à l'état de veille.
Le 31, va bien, sauf une pesanteur de tête et île la douleur dans la gouttière du cubital. Le soir, à 3 heures, la suggestion à l'état de veille les dissipe. Mais vers 8 heures du soir, surviennent 2 ou 3 coups de lancette s’irradiant du coude au bout des doigts et la main se referme.
Le I'r novembre, la sensibilité douloureuse du cubital existe encore ; la main ne s'ouvre qu'aux trois quarts; les doigts sont anesthésiques. Au dynamomètre, la main gauche donne 19, la droite GO
Une première suggestion a l’état de veille dissipe en quclgues minutes la contracture et la douleur cubitale.
Inc seconde suggestion a l'état hypnotique ramène la sensibilité dans les doigts. Une troisième augmente la force musculaire de la main.
OBSERVATION
Le dynamomètre donne successivement 24. 20, 27. — Vers 2 heures de l’après-midi, la main se referme après deux coups de lancette.
Le 2, le malade ouvre péniblement la main aux quatre cinquièmes, mais elle se referme instantanément. Pression du cubital très douloureuse. Pas d’anesthésie. La suggestion à l'état de veille dissipe tous ces symptômes. A 11 heures, deux coups de lancette dans le coude et la main se referme. Accuse encore de la douleur dans la jambe. Une nouvelle suggestion à l'état de veille fait disparaître la contracture et la douleur.
Puis une troisième suggestion avec hypnotisme dissipe la douleur de la jambe. Mais, à 2 heures, la contraction de la main se reproduit ainsi que la pesanteur de jambe. Sueurs à la tête la nuit.
Le 3, n’accuse aucune douleur. Il n’ouvre la main qu’aux trois quarts.
Pur suggestion à l'état de veille, la main s'ouvre complètement et redevient souple. Le dynamomètre donne 19 à gauche, 38 a droite et après une nouvelle suggestion hypnotique, 22 à gauche.
A 1 heure et demie, la raideur de la main est revenue sans coup de lancette. Sensibilité dans la gouttière du cubital. La suggestion à l'état de veille dissipe raideur et douleur.
Le 4, encore un peu de sensibilité à la pression de la gouttière; n’étend pas les doigts complètement. Tout se dissipe par suggestion a l'état de veille.
Le 5, va bien. Encore légère raideur à la main. Le G, va tout à fait bien; ne se plaint plus de rien. Le dynamomètre donne G! à la main droite, 50 à gauche. P... quitte l’hôpital le 7 novembre et continue à bien aller jusqu’au 19 février 1884.
Ce jour, à 3 heures de l’après-midi, il ressent soudainement une douleur lancinante dans le pied gauche. Elle s’étend de bas en haut et remonte jusqu’au genou vers 10 heures du soir. Pendant toute la nuit, les coups de lancette se sont succédé de trois en trois minutes. Le lendemain 20, il vint à Nancy. Dans son trajet de la gare à l’hôpital, il tomba de nouveau dans la rue et resta sans connaissance pendant
r.UKIUSON PAR SLT.GKSTIONS RKPKTÉKS
un temps indéterminé. A «on réveil, les coups de lancette persistaient dans le membre inférieur. De plus, la névrite cubitale s’y était adjointe avec élancements très intenses et fourmillements dans la sphère du cubital.
A l'hôpital, on constate : une douleur eu demi-ceinture dans les trois derniers espaces intercostaux gauches, des élancements douloureux dans l'avant-bras avec secousses cloniques provoquées par les douleurs à peu près de minute en minute; pendant ces secousses, la douleur remontait jusque dans l'épaule. De plus, paralysie *‘1 anesthésie du membre inférieur remontant jusqu'au tiers moyen de la cuisse. L' hypnotisation échoue h cause de la douleur trop vive, l.a suggestion a l'élut de veille jtroduit la décontracture de la main.
I.e 21 février, P... ouvre la main, mais pas complètement; il reste une incurvation des phalanges, et le< doigts se referment de suite, mais restant éloignés de 2 à 3 eentiinètres de la paume d • la main. Douleur tr* s vive à la pression de la gouttière olécranienne. Hier le malade ne pouvait soulever le pied, aujourd'hui il le soulevé de b à 7 centimètres, tléehit a peine les trois derniers orteils, n'exécute presque aucun mouvement du genou, ni du cou-de-pied. Sentiment de pesanteur considérable dans la jambe; l’anesthesie a disparu. Il ne peut se tenir debout, tient la jambe raide. D’ailleurs, pas de contracture ni d'exagération des réflexes (celle-ci n'a jamais existé). Haehialgie à la pression «les quatrième et sixièmes vertèbres dorsales, dans la région inlerscapulairc et l'omoplate gauche.'
Une première suggestion a l'étal d ■ veille, pendant deux minutes, dissipe complètement la douleur iitbilaleet presque complètement la raideur <l>' la muni ; le malade maintient les doigts étendus.
Une seconde suggestion a l'état de veille, pendant cinq minutes, diminue notabh nu ni la parésie du nombre inférieur. I.e malade tient la jambe au-dessus du lit, fléchit les jointures du membre, se lève et marche en boitant encore un peu et traînant légèrement la jambe.
Une troisième suggestion « l'état de veille, pendant deux minutes, fait disparaître complètement la rachialgie et la douleur
SlÜGESTIOX, 3' ÉDIT. 20
OUSKHVATIUN
en ceinture. Les secousses douloureuses ont disparu. Le résultat se maintient dans la journée.
22. — A 1 heure du matin, le malade a été réveillé par trois coups de lancette dans le cubital et les trois doigts se sont infléchis de nouveau. Aujourd’hui ses doigts sont à angle droit sur le métacarpe ; pas d’anesthésie. La jambe gauche est étendue; il n’ose s’appuyer dessus. Légère douleur à la pression des espaces intercostaux. — Suggestion hypnotique: la douleur cubitale et intercostale disparaît; la main est complètement ouverte et souple ; le malade marche beaucoup mieux..
23. — A bien dormi. Ce matin, accuse, quand il marche, une sensation de barre allant de la malléole interne au milieu de la jambe; cette barre lui semble descendre quand il leve le pied, et remonter quand il le met à terre ; elle l'empêche de marcher. — Au dynamomètre, la main gauche arrive à 17, la droite à 68. Suggestion hypnotique : la sensation de barre diminue, mais ne disparail pas; la main gauche donne 25.
24. — Même état. Lu suggestion à l'èlat de veille fait disp arailre la barre. N’accuse plus qu’une sensation de pesanteur. Marche bien en boitant encore légèrement.
25. — Même état. La main gauche va. bien, mais a une sensation d’étoupe; au dynamomètre 17 à 23. Après suggestion hypnotique, cette sensation a disparu ; le dynamomètre donne 27 ; la pesanteur de jambe a diminué.
Le 26, même état. Au dynamomètre 25. Hgimolisation : le dynamomètre donne 50; le sentiment de pesanteur de la jambe a diminué de moitié.
Le 27, la main gauche donne 43, la droite donne 56. Après hypnotisation la main gauche arrive à 59 et le malade n’accuse presque plus de pesanteur dans la jambe.
Le 28, continue à bien aller. Le dynamomètre donne 54 à gauche ; après une nouvelle hypnotisation , 57. Le malade marche très bien, va se promener en ville, et à 2 heures et demie éprouve une nouvelle sensation de pesanteur.
Le 29, main gauche arrive à 61. Hypnotisation qui fait disparaître la pesanteur.
Le Ier mars, sent très peu de pesanteur. Ne reste pas plus d’une minute sur la jambe gauche. Le pied à terre, le ma-