‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 201 sur 280 · SYMPTOMES SPINAUX ET HIU'MATISMAIW · texte numérisé non relu

SYMPTOMES SPINAUX ET HIU'MATISMAIW

Observation IV. — Commotion cérébrale. — Fracture guérie <lu rachis. — Rhumatisme articulaire subaigu. — Attaque s d'épilepsie d'origine traumatique. — Disparition graduelle des douleurs par suggestion. — Avortement d’un accès d épilepsie et guérison totale par suggestion.

M. Sch..., âgé de quarante ans, cartonnier, entré à la clinique le 21 décembre 1882.

En janvier 1881, il tomba d'un grenier d’une hauteur de a mètres par un trou dans le plancher sur le pavé. Il resta sans connaissance avec une plaie sur la tête, et fut amené à 1 hôpital Saint-Léon, où il resta dix jours privé de sens. Revenu à lui. il resta deux mois sans pouvoir se tenir debout ; il éprouvait des douleurs dans les reins ,*t au niveau des dernières vertèbres dorsales s'irradiant jusqu'en avant, îles douleurs dans les épaules et à la jambe droite qu'il ne pouvait plus plier. Vertiges avec tendance à tomber du côté gauche, difficulté de remuer la tête, et impossibilité de lléchir le tronc pour ramasser quelque chose. Douleurs orbitaires jusqu environ un mois après I accident, céphalalgie aux régions frontales et temporales ; en même temps, ouïe dure avec bourdonnements d’oreille pendant une huitaine de jours. La vue était diminuée et nébuleuse, surtout à gauche ; phosphènes ; de plus, un certain bégaiement avec lourdeur de la langue qui rendait sa parole presque inintelligible, symptôme qui, diminuant de jour en jour, ne disparut complètement qu au bout de cinq mois. La déglutition fut presque impossible, au moins pour les solides; pendant quatre ou cinq jours, on dut le nourrir avec la sonde et la disphagie ne disparut complètement que deux mois après sa chute, l'as de troubles «le la miction, mais constipation pendant un mois. Après deux mois de séjour à l'hôpital Saint-Léon, il revint chez son maître, mais se trouvait trop faible sur scs jambes pour travailler beaucoup ; d'ailleurs quinze jours après sa sortie, il eut du gonflement avec douleur des chevilles et des genoux, puis des poignets, des coudes et des épaules. Il rentra à l’hôpital (salle Saint-Sébastien) en avril, et y resta deux mois. C'était un rhumatisme articulaire subaigu. Déjà sept ou huit ans avant sa chute, il

OBSERVATION

avait eu un rhumatisme polyarticulaire qui le tint pendant six mois, et depuis il avait des rechutes fréquentes, mais légères. Au bout de deux mois, il retourna chez lui, mais ne put travailler (pie peu. Depuis six semaines, il a de nouveau des douleurs articulaires dans les coudes, les genoux, les poignets, les chevilles ; ce sont des élancements douloureux durant une à deux heures, tantôt dans l'une, tantôt dans l'autre articulation. Les genoux et les chevilles ont été enflés pendant trois semaines; le coude et le poignet droit pendant quinze jours. Mais il a toujours pu marcher. Depuis deux mois, il n'a plus ni céphalalgie, ni vertiges, ni bourdonnements d’oreilles ; il entend bien, voit bien, dort bien. Ajoutons qu'en mai dernier, à l'hôpital, il eut deux attaques épileptiformes deux jours de suite et resta cinq jours sans connaissance.

Kn aoiU. rue Jeanne-d’Arc, il eut une nouvelle attaque et resta six heures sans connaissance; au mois d'octobre, il se rappelle avoir eu une nouvelle attaque à Champigneulles.

Elut actud. — De tempérament lymphatique, d’une intelligence médiocre, cet homme travaille dans une fabrique de carton où il est toujours exposé à l’humidité. Le thorax est un peu plus bombe à gauche qu'à droite; le rachis est un peu infléchi à droite et saillant en arrière dans une étendue de 20 centimètres depuis la sixième ou septième dorsale jusqu’au milieu des vertèbres lombaires ; cette bosse se serait développée après sa chute.

Actuellement le malade se plaint de douleurs dans les reins et dans le rachis au niveau de la saillie, assez vives, spontanées et à la pression, l’empêchant de se redressercomplètement pendant la marche. Le genou droit est sensible à la pression : sensibilité aussi dans le jarret et le mollet jusqu'au tendon d'Achille; élancements douloureux quand il e-l assis sur une chaise et quand il marche. Les deux cousde-pied sont tu méfiés et sensibles à la pression, mais leurs mouvements sont possibles. Se tient quatre secondes sur la jambe gauche, à peine deux secondes sur l’autre, et marche moins bien que celle-ci; il peut difficilement la plier; réflexes tendineux normaux. Les membres supérieurs vont bien, sauf un peu de tuméfaction du poignet droit; et les mouvements y sont un peu ataxiques. Il ne peut atteindre le bout

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