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TROUBLES NERVEUX DANS LE PLEXUS BRACHIAL

thoraciques dans lout le côté qui n'est pas rétréci: l’épanchement pleurétique parait persister à l'état passif.

Les bruits du cœur sont normaux; aucune douleur à la pression du thorax, ou du plexus brachial. — Appétit bon, digestion normale. — Diagnostic: lésion de nature inconnue sur le trajet ou les racines du plexus brcu hial déterminant des irradiations dynamiques ?

13 mai. — A eu plusieurs engourdissements hier, l'un dans l’épaule, l'autrecommençant au sein gauche, s'irradiant vers le bras jusqu’aux extrémités des doigts, débutant comme un coup de foudre, durant environ cinq minutes et suivi de tremblement pendant cinq minutes. — Hypnotisation (deuxième degré) : suggestion. La main gauche donne 38 au dynamomètre avant la suggestion et 41 après.

Le malade n’a pas d’engourdissement le 13 ni le 14; il n est pas resté aussi longtemps depuis le début de sa maladie sans en avoir.

Mais dans la matinée du la, il ressent dans le deltoïde deux secousses comme électriques. — Suggestion hypnotique le soir.

Le 16, au matin, sensation de pincement dans le deltoïde: dans la journée, a deux reprises, deux sensations de décharge électrique dans l'épaule gauche. — Suggestion hypnotique le soir. Ne ressent plus rien jusqu’au 18 au matin. <’,e matin, engourdissement avec contracture dans la main gauche pendant cinq minutes : l’engourdissement occupe tout le membre supérieur et la main et dure jusqu'à <i heures du soir. A cette heure, la suggestion hypnotique le fait disparaitre.

Le 19, à 4 heures du matin, tremblement rhytmique avec engourdissement sans fourmillements, précédé d'une sensation de décharge électrique, s'irradiant du mamelon jusqu'à la main. — A la visite, ces phénomènes ont disparu. — Suggestion quotidienne.

Le malade ne ressent plus rien jusqu’au 22 au matin. Alors il est pris de nouveau pendant cinq minutes, de crampes avec fourmillements s’irradiant des doigts au coude.

Calme jusqu'au 25 ; ce jour, sensation de fourmillements suivie de chaleur dans le bras gauche, puis toute la journée

:no

OMSERVATION

tremblement dans le membre supérieur qui disparait le soir par suggestion.

Le 28. vers 2 heures de l’après-midi, tremblement dans le bras gauche, précédé et suivi de douleurs lancinantes ; la douleur a duré cinq minutes, le tremblement une demiheure. Suggestion hypnotique a 0 heures du soir. Vers 7 heures, il est repris d’un tremblement sans douleur qui ne l’empêche pas de s’endormir jusqu'à minuit.

A 4 heures du matin, le 29, tremblement. A G heures sensation d'engourdissement de la main qu'il ne peut pas bien fermer. A la visite, sensation de constriction à la région deltoïdienne ; le tremblement survient surtout quand le bras est plié ; îles sueurs localisées à l’aisselle accompagnent les fortes douleurs. — La compression du plexus brachial pendant les accès n'est pas douloureuse. — La suggestion fait disparaître tous ces symptômes.

Le 30, au matin, légère constriction sous l’aisselle gauche avec fourmillements dans le membre, que la suggestion enlève le soir.

Le 31, à 2 heures de l’après-midi, douleurs vives dans la main s’irradiant vers l’épaule, puis vers l'aisselle et la moitié gauche de la tête ; elles durent quelques minutes avec crampes en flexion du bras, puis survient une syncope qui dure cinq à six minutes, suivie d’une sensation d'anéantissement. — Suggestion hypnotique le soir. — Vers 7 heures, élancements douloureux avec tremblement de la main.

Le matin (1er juin), sensation d'engourdissement doulouloureux dans le deltoïde et l'aisselle avec sueurs locales — Suggestion à 11 heures : tout disparait; mais à midi constrictionau poignet, à la main, vers l’aisselle et le deltoïde qui ne disparait qu'à 6 heures du soir par suggestion hypnotique. Le malade dort bien.

Le 2, au matin, nouvelle sensation constrictive avec légers fourmillements dans le poignet et la main. La pression de l'olécrane détermine une douleur qui s’irradie dans tout l’avant-bras. — Tout disparait par suggestion , à 1 1 heures ; mais à midi nouvelle constriction avec raideur du poignet jusqu’à G heures du soir. Après hypnotisation, tout a disparu. Sommeil calme jusqu’à 4 heures.

PARÉSIE D’ORIGINE TRAUMATIQUE

3. — Au réveil, à 4 heures, même sensation. Le malade ne peut ni étendre, ni fléchir le coude raide. La suggestion à l'état île veille fait disparaître cette raideur en trois minutes et demie.

Je ne poursuivrai pas plus loin cette observation. Les phénomènes nerveux, toujours supprimés par la suggestion soit a 1 état de veille, soit a l’état hypnotique, se reproduisent toujours.

Le 25 juin, par exemple, au matin, le malade a de l’engourdissement dans tout le membre, depuis l'épaule jusqu aux doigts ; quand il veut prendre un objet, le membre est pris d’oscillations assez lentes, assez régulières jusqu'à ce qu il trouve un point d’appui. Après suggestion, la sensation d’engourdissement et le tremblement ont totalement disparu.

Le malade sort le 20, non guéri.

L'influence de la suggestion est incontestable sur les symptômes nerveux, siégeant principalement dans la sphère du plexus brachial; mais son impuissance à en prévenir le retour peut faire penser que le troble fonctionnel est entretenu par quelque lésion organique qui régénère les accès.

Observation 1\. — Parésie d'origine traumatique des muscles delà main. — Restauration immédiate des mouvements par suggestion.

t.h..., vingt ans, surveillant des travaux à Hemiremont, \ient me consulter le 8 janvier 188/. Il y a trois mois il se lit une blessure a la main au niveau du pisiforme droit. La main se ferma tout de suite ; il y eut un certain degré d'anesthésie dans la sphère du cubital qui a disparu. Depuis ce moment (.h... n a pu se servir de cette main ; il ne peut pas écarter les doigts, ni ouvrir ou fermer spontanément la main. Le DT.uyon de Itemiremont pensantà une lésion du nerf cubital 1 adressa à mon collègue, M. Weiss qui me lit voir le malade.

Nous l'hypnotisons séance tenante ; il arrive au troisième

OBSERVATION

degré. Je lui suggère qu’il peut ouvrir cl fermer la main, écarter les doigts : j'ajoute la manipulation à la suggestion. Au bout de dix minutes, je le réveille. G... peut ouvrir e( fermer la main, écarter el rapprocher ses doigts. Il rentre le soir même à Remiremont, malgré mon désir de le voir rester quelques jours ici pour consolider la guérison. Ce résultat immédiat s'est-il maintenu? En tout cas, en cas de récidive, la suggestion répétée réussira certainement à restaurer déliuitivement la fonction.

Observation X. — Saturnisme chronique. — Paralysie des extenseurs de la main datant de plus de cinq mois. — Anesthésie du dos de lamain. — Guérison de l'anesthésie par suggestion à l'état de veille. — Amélioration complète de la paralysie des extenseurs dès la première séance et guérison totale graduelle. Action heureuse de la suggestion sur la céphalée et les vomissements.

J... (Eugène), trente-neuf ans, peintre en bâtiments, rentre à l'hôpital pour la seconde fois le 23 juillet 1886.

Depuis douze ans il a eu à six reprises des accès de coliques saturnines. Il présente depuis plus de six mois les symptômes d’une intoxication saturnine générale avec cachexie; je ne veux pas ici retracer son histoire, mais seulement relater un épisode de son observation.

Il a, depuis novembre ou décembre 1883, de la céphalalgie opiniâtre avec délire la nuit ; il a de l'arnhlyopie avec réti ni Le hémorrhagique depuis le mois d’avril, il a un tremblement généralisé, des douleurs musculaires dans les membres une hypertrophie du cœur gauche avec bruit de galop mitral liée à une néphrite interstitielle avec albuminurie.

Enfin il présente depuis la fin de mars 1886, une paralysie des extenseurs de la main droite qui a persisté depuis cette époque. On a constaté à plusieurs reprises de l'analgésie avec anesthésie dans l’avant-bras droit. Ce sont ces symptômes qui doivent nous intéresser.

Le 7 août, l'état est le même. I... (Eugène) peut relever le poignet droit et le mettre dans le prolongement de l'axe de l’avant-bras, mais il ne peut le relever au delà; les doigts sont infléchis à angle obtus sur le métacarpe et ne peuvent pas

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