INSOMNIE PAR HABITUDE. AMÉLIORATION
5. — S'est réveillé à .onze heures, et, après une quinte de toux s’est rendormi jusqu’à cinq heures. Suggestion lui avait été faite de dormir toute la nuit jusqu’à cinq heures.
3. — Malgré la suggestion, n’a dormi que de onze heures à une heure et demie.
0. — S'est réveillé à minuit et rendormi jusqu’à cinq heures.
S. — S'est réveillé à minuit, et rendormi à minuit et demi jusqu'à quatre heures.
9. — S'est réveillé à minuit et rendormi de une heure à quatre heures.
10. — S'est réveillé à minuit, puis rendormi de minuit et demi à quatre heures.
Sorti de l'hôpital, il a repris son service le 1 décembre, et a pu travailler pendant trois semaines; puis, à la suite d’un refroidissement, il fut pris d’étoufTemenl, et dut res-aT de nouveau son travail le 20 décembre.
Il rentre le 3 février, avec sou emphysème habituel.
Depuis trois semaines, il se réveille de nouveau à minuit et ne peut se rendormir avant quatre heures; il a des étouffements pendant deux heures.
Le il a dormi à la suite de suggestion, de sept heures et demie jusqu'à minuit; puis ne s’est rendormi qu’à trois heures du matin jusqu’à cinq heures.
Le 6, il a dormi spontanément de sept heures à deux heures ; puis de deux heures et demie à quatre heures. — Suggestion.
Le 7, il a dormi de huit heures à deux heures du matin, puis de quatre à cinq heures.
Il quitte l’hôpital.
Malgré la suggestion répétée, dans re <en<. h“ malade n’a pu avoir un sommeil non interrompu jusqu'au matin.
Observation XLIf. — Cêphal e depuis trois ans. — im. shmiiabilité; obnubilation. — Diffirulté d'étudier; faiblesse <lu genou, sueurs pur lu inuvehe. — Amélioration notable après une seule suggestion . — Guérison complète en (rois séances.
Léon G..,, âgé de dix-lmit ans, e>l un jeune homme lym-
OBSERVATION
phatiquo, nerveux, assez intelligent. En 1879 ou 1880, il a en un rhumatisme articulaire, surtout clans les membres inférieurs , qui le tint alité pendant trois ou quatre semaines, puis des rechutes, si bien qu'il resta deux mois sans rien faire. Il y a trois ans, je l’ai traité pour une fièvre typhoïde à forme ataxique qui le tint pendant un mois. Depuis, il lui est resté une douleur de (été variable, tantôt oni/dtale, tantôt frontale, toujours plus forte à droite; celle douleur est continue; c’est une sensation de lourdeur avec une sorte de brouillard dans la tôle.
De temps en temps, surtout après un travail astreignant, tous les huit ou quinze jours en moyenne, celle sensation dégénère en douleur excessivement vive, névralgie sus-orbitaire droite, qui dure une heure à une heure et demie.
Depuis trois ans aussi, au bout d'une demi-heure, trois quarts d’heure tout au plus de travail, sa vue se trouble, il est obligé de s’arrêter. Après cinq à dix minutes, il se remet au travail ; puis cela le reprend de nouveau, et ainsi de suite. Les douleurs de tète ont augmenté surtout depuis le mois de juillet t88.'i, par suite de sa préparation au baccalauréat. Impressionnable à l'excès, il tremble quand il récite une leçon, se sent rougir et a des sueurs quand un professeur l'interroge. De plus, quand il marche, le genou droit plie facilement ; quand il a marché un peu longtemps ou quand il a froid, il ressent un élancement douloureux dans le genou et l’épaule droite; depuis le mois de mars ou avril, il sue facilement quand il fait une course un peu longue.
Sauf cela, G... se porte bien, a bon appétit, digère bien.
Le malade vient me consulter le a octobre. Je le mets facilement en somnambulisme et j csugyère la disparition de tous ces troubles fonctionnels. Après cette première séance, la douleur de tète a disparu, h deux heures de l'après-midi. Elle revient vers sept heures et demie du soir, bien moins vive.
Après la deuxième séance le 0 octobre, il lia plus de douleur ele tète; il travaille le lendemain de neuf heures à midi , sans rien ressentir, ce qu'il n'aurait pu faire auparavant.
Le 7 octobre, troisième séance. Le malade peut travailler toute la soirée et le lendemain matin sans douleur. Depuis trois ans, dit-il. il aurait été incapable de travailler comme