CHORÉE
mots. Sa mère l'amène parce qu'il est redevenu chez lui colère, exigeant, méchant. — Suggestion.
19. — A été plus calme; très peu de mouvements; encore un peu de maladresse dans la main droite. — Suggestion.
22. — Va bien, se sert bien de ses mains; n'u plus de colère; parle très bien. — Suggestion.
L’enfant n'est pas revenu.
Ln résumé, une chorée très intense datant de quatre semaines est promptement améliorée dès les premières séances de suggestion et à peu près complètement guérie après trois à quatre semaines de suggestion, sept à huit semaines après le début de l’alFection.
Observation LV. — Crampe des écrivains datant de trois ans. — Amélioration rapide dès les premières séances. — Rechutes passagères. — Guérison totale a près deux mois de suggestion.
H. C..., quarante-sept ans, est comptable depuis vingtcinq ans; il vient me voir le 18 novembre 1885, pour une crampe des écrivains. C'est un homme bien constitué, intelligent, nullement nerveux, qui n'a jamais eu de maladie. 11 raconte qu'il y a environ trois ans, il a ressenti les premiers phénomènes de sa crampe, se traduisant d'abord par une flexion des cinq doigts, quand il avait écrit cinq ou six lignes; après un certain temps d’arrêt, il écrivait de nouveau quelques lignes et la crampe reprenait. Ces phénomènes allèrent en augmentant; il y a deux ans, la crampe se manifestait après trois lignes d’écriture; il y a un an, il pouvait tout au plus écrire une demi-ligne, et la crampe en flexion survenait. Il attacha alors la plume tout de son long à l’index, et, grâce à cet expédient, il put écrire encore assez bien pendant trois à quatre mois; mais bientôt les autres doigts s’infléchissaient au point de s'incruster dans la chair, dit-il. Depuis six mois, s'il écrivait une adresse, arrivé à Alons., la crampe se produisait, les cinq doigts sc fermaient; la crampe disparaissait quand il rejetait la plume et repa-
OHSKItVATJON
raissait au bout de deux ou trois lettres, avec une intensité telle que la plume perçait le papier.
La fixation de la plume sur l'index ne réussissant plus, il chercha un autre moyen; il tint la plume appuyée par son bout contre l’extrémité du pouce et sa tige était tenue horizontalement entre les doigts infléchis, l’extrémité passant entre les deux derniers doigts; mais bientôt le pouce, dit-il, appuyaiL tellement fort sur la plume, qu’il lui a fallu arrêter. Depuis deux ans il a dû quitter sa place de comptable pour entrer dans les assurances. Depuis trois mois, il a exercé sa main gauche à écrire.
Le 18, je l’endors; il est au troisième degré. Je suggère la disparition de la crampe. A son réveil, il écrit deux lignes et demie avant que la flexion des doigts ne l’arrête.
Le 10, nouveau sommeil, troisième degré; au réveil, il écrit bien huit lignes sans crampe.
Le 20, je le mets en somnambulisme, sans souvenir à son réveil. 11 écrit bien à son réveil : à la neuvième ligne seulement se produit une flexion légère des trois derniers doigts qui disparaît par simple affirmation, mais qui réparait plus légère à la ligne suivante; il éprouve aussi une certaine raideur dans le poignet.
Le 21, il me montre une lettre de commerce qu’il avait pu écrire la veille; il n’a presque plus de crampe, mais toujours de la raideur dans le poignet. — Continuation de la suggestion.
Le 22, la raideur a disparu; il écrit bien; il y a encore, quand il écrit, une légère tendance à la flexion, mais qui n’aboutit pas entièrement; il redresse les doigts immédiatement. De plus, avant la suggestion, il ne pouvait pas écrire un seul chiffre, avec un crayon court, n’appuyant pas sur la commissure intcrdigitale entre le pouce et l’index. La flexion était immédiate, aussitôt que Je crayon était sur le papier; il lui fallait le tenir presque horizontalement. — Depuis hier, il a pu écrire avec un crayon court.
Le 23, ce résultat se maintient; il n’a plus ressenti ni crampe, ni flexion dans les doigts. — Suggestion quotidienne.
Le 24, il dit que cela va bien, sauf le poignet qui reste immobile; les doigts sont plus souples. Je le fais écrire pendant le sommeil, en suggérant de la souplesse dans le poi-