PROCÉDÉ D'HYPNOTISATION
proprement dit ne s’obtient pas toujours; si les sujets n’ont pas conscience de dormir et manifestent cette absence de sommeil, j'ai soin de leur dire que le sommeil n’est pas nécessaire, que l'influence hypnotique d’où peut naître la guérison peut exister sans sommeil, que beaucoup de sujets sont magnétisés, bien qu’ils ne dorment pas. (Noir plus loin.)
Si le sujet ne ferme pas les yeux ou ne les garde pas fermés, je ne fais pas longtemps prolonger la fixation de ses regards sur les miens ou sur mes doigts : car il en est qui maintiennent les yeux indéfiniment oearquille* et qui, au lieu de concevoir ainsi 1 idée du sommeil, n’ont «pie celle de fixer avec rigidité : l’occlusion des veux réussit alors mieux. Au bout d’une ou deux minutes de fixation, je maintiens les paupières closes, ou bien je lesétends lentement et doucement >ur les globes oculaires, les fermant de plus en plus progressivement, imitant ee qui se produit quand le sommeil vient naturellement ; je finis par les maintenir closes, tout en continuant la suggestion : « N os paupières sont collées, x mis ne pouvez plus les ouvrir; le besoin de dormir devient • le plus en plus profond : vous ne pouvez plus résister. » Je baisse graduellement la voix, je répète l'injonction : „ Dormez ». et il est rare que |>lus de trois minutes sc passent, sans que le sommeil ou un degré quelconque d’influence d’hypnotique soi t obtenu. C est le sommeil par suggestion, c’est l'image du sommeil que je suggéré , que j'insinue dans le cerveau.
Des passes, la fixation des yeux ou des doigts de l’opérateur, propres seulement à concentrer 1 attention, ne sont pas absolument nécessaires.
Les enfants, depuis l'âge de la raison, quand ils écoutent et comprennent, s’hypnotisent en général très vite