‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 76 sur 280 · LA QUESTION DEVANT LES ACADEMIES · texte numérisé non relu

LA QUESTION DEVANT LES ACADEMIES

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Les corps savants, l'Académie des sciences, la Société royale de médecine, condamnèrent, après examen, les doctrines nouvelles. « Au point de vue de l’etl’et curatif, disait la dernière, le magnétisme animal n’est que l’art de faire tomber en convulsion les personnes sensibles; au point de vue de l'effet curatif, le magnétisme est inutile ou dangereux. »

Malgré le discrédit que le charlatanisme intéressé de Mesmer jetait sur ses pratiques, le magnétisme conserva des adeptes; il ne tarda pas d'ailleurs à se transformer chez ses élèves. Le plus célèbre de tous, le marquis de Puvségur, magnétisait par des mouvements exécutés a la main, par l'attouchement, par des baguettes de verre, paiTinllueneed’uu arbre magnétisé ; par ces manœuvres variées, il produisait en réalité l'état connu sous le nom de somnambulisme, dont la vraie connaissance parait se rattacher a son nom. L’action de la volonté sur le principe vital, foyer de l’électricité, c’est-à-dire de mouvement, voilà pour lui l’essence du magnétisme animal.

De nombreuses sociétés magnétiques se fondèrent peu à peu dans les principales villes de France; celle de Strasbourg, la Société de l'Harmonie, composée de plus de cent cinquante membres, publia pendant quelques années le résultat de ses travaux.

Les bouleversements de la période révolutionnaire et les guerres de 1 Empire entraînèrent les esprits vers d autres idées; cependant d'innombrables livres et mémoires pour ou contre le magnétisme continuèrent à émouvoir l’opinion.

Le calme et 1 ordre rétablis, la question reçut un nouvel essor. Des cours publics sont institués ; le monde olficiel et les sociétés savantes se montrent moins hostiles. Eu 1820, des expériences sont faites par Dupotet

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