‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 80 sur 280 · BERTRAND ET LE GÉNÉRAL NOIZET · texte numérisé non relu

BERTRAND ET LE GÉNÉRAL NOIZET

faits qu'il avait vus, n’admettait pas de fluide, ne reconnaissant d’autre puissance que celle de l’imagination, celle de la conviction de la personne qui ressent les effets.

Il se lia avec Bertrand qu'il finit par convertir à ses idées. * Trop peut-être, ajoute le général Noizet, en ce sens qu’il rejette le peu même de ce que j'avais pris île son système. »

Les idées définitives de Bertrand furent exposées dans son Traité du somnambulisme et îles différentes modifications qu'il présente , écrit en 18:23. La cause des phénomènes serait due à une forme particulière d'exaltation nerveuse, que l'auteur désigne sous le nom d'extase ; c'est elle qui fait les possédées de Loudun, les magnétisés au baquet de Mesmer, les somnambules. L'insensibilité, l’inertie morale, l’oubli au réveil, l’instinct du remède, la communication des pensées, la vue sans le secours des yeux, 1 exaltation de ( imagination caractérisent cet état nerveux.

Chose singulière ! le général Noizet, tandis qu’il ralliait Bertrand à ses premières conceptions, ne larda pas lui-même, dominé par ses idées spiritualistes, cherchant à concilier les deux opinions divergentes, fluidiste et antifluidiste, à retomber dans la doctrine fluidiste. C est par 1 hypothèse d un fluide vital que l’auteur explique les phénomènes intéressants qu’il relate dans un mémoire adressé en 1820 à l’Académie royale de Berlin. {Mémoire sur le somnambulisme et le magnétisme animal. Paris, 1834.)

Si la doctrine de la suggestion a eu des précurseurs, elle na été définitivement établie et démontrée qu’en 1 8 *• I par James Braid, de Manchester *. Cest à lui qu’est

llii.Mh : Xt'urypnologie. Traduit de l’anglais, par Jules Simon, avec préface de Brown-Séquard. Paris. IXX3.

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