JAMES BRAID
due la découverte de 1 hypnotisme, et les mots de braidisme, suggestion braidique , sont restés dans la science pour consacrer la doctrine nouvelle qui s’est élevée en face du mesmérisme.
Braid a prouvé qu’il u’existe aucun lluide magnétique, aucune force mystérieuse émanant de l’hypnotiseur; l’état hypnotique et les phénomènes qu’il comporte ont leur source purement subjective qui est dans le système nerveux du sujet lui-même. La fixation d’un objet brillant avec fatigue des releveurs de la paupière supérieure et concentration de l’attention sur une idée unique détermine le sommeil ; les sujets peuvent s’y plonger eux-mêmes sans influence extérieure par leur propre tension d’esprit. Dans cet état, son imagination devient si vive que toute idée développée spontanément ou suggérée par une personne à laquelle il accorde d'une façon particulière attention et confiance, prend chez lui toute la force de l’actualité, de la réalité. Plus ou provoque ces phénomènes fréquemment, plus il devient facile et commode de les provoquer; telle est la loi de l’association et de l’habitude. La volonté de 1 hypnotiseur, si elle n’est pas exprimée par la parole, ses gestes, s’ils ne sont pas compris par le sujet, ne déterminent aucun phénomène. L’attitude qu’on donne à l’hypnotisé, l’état dans lequel ou met les muscles des membres ou de la face, peuvent faire naître chez lui les sentiments, les passions, les actes correspondant à ces attitudes anatomiques, de même que la suggestion de certains sentiments ou passions, crée l'altitude ou l'expression mimique corrélative.
Cette partie de l’œuvre de Braid reste inattaquable : l’observation la confirme de tous points. En est-il de même de ces expériences phréno-hypnotiques, alors
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qu'il prétend, par la mauipulation du cou et de la face, exciter certaines manifestations corporelles et mentales,
• suivant les parties touchées, stimuler ainsi, par l'intermédiaire des nerfs sensibles de la tête, « I es organes localisés du cerveau, correspondant aux diverses passions la bienveillance, l'imitation, le vol, etc. ?
Je pense, avec Brovvn-Séquard, « que Braid ne s’est I pas mis à 1 abri des causes provenant de suggestions, lorsqu'il a cru trouver chez ses hypnotisés des preuves de la vérité des doctrines phremdogiques. Pour ceux qui savent qu’un seul mot prononcé à distance suffi- •santé d’un hypnotisé peut lui suggérer toute une série d idées, ou développer les sentiments ou les actions les ! plus variées, il est facile de comprendre comment i Braid a commis les fautes que je signale 1 ».
11 me semble d’ailleurs que Braid, à la lin île son existence a conçu un doute concernant ses expériences antérieures relatives au phréno-h\ punlisme. Pans son der- : nier mémoire adressé à 1 Académie des sciences en iStll), à l’occasion des expériences d’Azam et de Broca, mé- 1 moire remarquable et qui résume son couvre, il passe •sous silence ses recherches phréno-hvpnotiques ; il se
• contente de dire que scs expériences sur les phénomènes passionnels provoqués par le contact du cuir chevelu le conduisirent a conclure que les résultats obtenus ne prouvaient ni n’inlirmaienl l’organologie
j plircnologique : il explique son erreur relative à une corrélation supposée par lui entre le tégument frontal et la mémoire, par ce fait que 1 attouchement du front chez 1 hypnotisé détermine une suggestion plus efficace.
Préface au 1 / raitv du sunnuril nrri'cu.r ou Ityyinotutmc , par Jame> lirait!. Traduit de l'anglais par Jules Simon. Paris. |xKJ.