ÉLECTRO-BIOLOGIE
en dissipant la distraction et les rêveries, ce qui lui permet de fixer davantage son attention sur la question ^ et d’y répondre correctement.
Les expériences de Ti raid ne firent pas grand bruit en Angleterre ; en France, elles furent à peine connues.
C’est en Amérique que la doctrine du magnétisme j allait reparaître sous un nouveau nom. Vers 1848, un habitant de la Nouvelle-Angleterre, Grimes, sans avoir eu connaissance, paraît-il, de la découverte de Braid, produisit des phénomènes analogues : il montra de plus que chez certains su jets ces phénomènes pouvaient s’obtenir à l’état de veille par simple suggestion vocale, ce : que Braid avait déjà signalé en 1846, dans un mémoire 1 intitulé : The power of the mind overthe body. La ino- , tricité, les sensations, les passions, et jusqu’à l'exercice des fonctions organiques peuvent être modifiés sans > hypnotisme préalable par une volonté étrangère.
Cette doctrine, désignée par Grimes sous le nom d’ électro-biologie, fut propagée aux Etats-Unis par une multitude de professeurs dont la plupart, dit le I)r Phi- 1 lips, à qui j’emprunte ces détails sur l’électro-biologic, ] n’étaient malheureusement pas à la hauteur d’une mission scientifique. Le D' Dods prononça, en 18a0, devant le Congrès des Etats-Unis, douze lectures sur cette ques- j tion de « psychologie électrique », pour répondre à une j invitation semi-officielle signée par sept membres du Sénat ; il les publia sous le titre : The Philosophy of Eleetrical psychology , etc., New -York.
La nouvelle méthode aurait été appliquée avec succès à produire l’insensibilité dans les opérations chirurgicales ainsi qu’au traitement des maladies.
Elle pénétra en Angleterre vers 18o0. Le I)' Darling ' en fut un des premiers propagateurs. L électro-biologie ^