DOCTRINE DE DURAND, DE GROS
lit oublier un instant l’hypnotisme ; mais on ne tarda pas à reconnaître (pie les phénomènes de veille prenaient place à côté de la découverte de Braid ; et les savants les plus distingués de l'Angleterre, J. -11. Bennet, Simpson, Carpenter, Alison, Grcgorv, le I)1 Holland, le physicien David Brester, le psychologiste Dugald Stewart, publièrent de nombreuses observations conlirmatives.
En France, toutes ces recherches laissèrent le public indifférent : la médecine officielle ne connut ni le braidisme, ni l’électro-biologie. Seul le Dr Durand, de Gros, sous le nom de l)r 1‘hilipps1, appela l’attention des médecins et des savants sur ces phénomènes, par des leçons orales et expérimentales faites en Belgique, en Algérie cl à .Marseille pendant le cours de l’année 1 HoH ; il publia en 18bo un traité intitulé Electro-dynamisme vital dont les conceptions théoriques abstraites furent trop obscures pour émouvoir le public médical ; puis, en 18(30, parut son Cours théorique cl pratique du braidisme ou hypnotisme nerveux, où la pensée et la méthode de l’auteur se dégagent avec une grande clarté.
Braid avait établi que la fixité de l'attention et la concentration de la pensée obtenues par la fixation du regard sont les causes déterminantes de l’état hypnotique ; mais il ne chercha pas à approfondir le mécanisme physiologique ou psychologique du phénomène. Durand, de Gros, essaie d’aller plus loin et d expliquer le lien qui exi>le entre celte concentration de la pensée, premier point de départ de la modification braidique, et l’apparition de l’insensibilité, de la catalepsie, de l’extase, en un mot de celle révolution profonde et générale de l’économie qui en est le point d’arrivée.
1 Proscrit du Deux-Décembre, il dut changer de nom pour rentrer en France.