ACTES AUTOMATIQUES INSTINCTIFS
soignée par qui que ce soit. Ces actes sont encore les diflérentes inflexions que prend la voix dans ces circonstances, les balancements de tête en rapport avec le rythme que font certains instrumentistes lorsqu’ils jouent, et même certains de leurs auditeurs.
« La haine, la colère, l’orgueil, la ruse, l’admiration, etc., déterminent chez tout individu qui les éprouve, les mêmes contractions musculaires, et par conséquent une expression semblable, et cela, non seulement chez l’homme, mais encore chez les animaux. Ces divers actes réalisés par le mécanisme automatique des centres nerveux sont tellement préétablis par des lois, qu’ils se trouvent être toujours identiques chez tous les individus soumis aux mêmes causes excitantes.
« Un autre effet de cette disposition automatique s’observe dans la minauderie. On croit que les phénomènes qui la constituent sont voulus et étudiés ; c’est là une erreur. On est minaudier, maniéré, par suite d’une facilité exagérée qu’ont les organes nerveux automatiques à suivre d’eux-mêmes tout ce qui se passe dans la pensée. Selon les moindres sentiments éprouvés, la voix prend alors des inflexions les plus variées, les muscles de la figure produisent les grimaces les plus mobiles, les membres et le tronc ondulent de mille façons. Cette disposition, qui prête à la moquerie, s’observe surtout chez la femme. »
A ces actes instinctifs, ajoutons certains mouvements qui peuvent succéder à des impressions reçues et perçues par le sensorium et qui n’en sont pas moins dus à l’action cérébrale automatique. Une odeur désagréable qui nous fait contracter nos narines, un bruit soudain qui nous fait détourner la tète, une arme dirigée contre nous qui nous fait étendre la main pour l’écarter, voilà