‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 97 sur 280 · AUTOMATISME CHEZ LE NOUVEAU-NE · texte numérisé non relu

AUTOMATISME CHEZ LE NOUVEAU-NE

ries exemples de mouvements défensifs, adaptés au but de repousser un danger ou une impression hostile ; l'impression a été perçue par le centre olfactif, auditif, visuel; mais elle a été perçue, à l’état brut, si je puis dire; elle n’a pas eu le temps d'être élaborée, interprétée par les centres psychiques des hémisphères; le mouvement défensif a été inconscient, non délibéré, involontaire. Nous n’étions pas libres de ne pas le faire. Du noyau bulbaire sensitif où elle a été perçue, la réaction réflexe s’est produite instantanément, avant que la volonté soit entrée en jeu, vers les centres moteurs correspondant au mouvement complexe a réaliser dans l’intérêt i instinctif, c’est-à-dire non rélléchi, de la conservation.

Chez l’animal pendant toute son existence, comme notre ami distingué M. Netter l’a bien démontré dans un excellent livre ’, et chez l’enfant nouveau-né, l’activité cérébro-spinale est presque tout entière automatique : la vie du système nerveux est en quelque sorte exclusivement concentrée dans le bulbe, la moelle épinière et -ses prolongements intracérébraux. Les déterminations

wolontaires n’existent pas, et cependant des actes -

ipliqués tels que la succion, s’accomplissent par le seul ■ mécanisme réflexe des centres cérébro-rachidiens. L’anatomie continue ce fait d’observation : Parrot a démontré que le cerveau du nouveau-né, de consistance .gélatineuse, de coloration grise uniforme, contient à peine quelques tubes nerveux ébauchés ; les parties excitables du cerveau, la zone dite psychomotrice, n’exist mt pas encore chez l’homme et les animaux privés de mouvements volontaires (Soit inan), la colorât ion blanche

1 /. Homme et l'Animal devant la méthode expérimentale. Paris 18s:i.

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