‹ De la suggestion et de ses applications à la thérapeutiqueChapitre 98 sur 280 · AUTOMATISME CHEZ L’ENFANT · texte numérisé non relu

AUTOMATISME CHEZ L’ENFANT

correspondant à la structure achevée des tubes nerveux (cylindre-axe recouvert de sa gaine de myéline) ne parait que plus tard; anatomiquement et physiologiquement, le cerveau est embryonnaire. Ce n’est qu’au bout d’un mois que la substance du lobe occipital commence à blanchir et vers le cinquième mois seulement, les régions antérieures commencent à se développer ; ce développement n’est achevé que vers le neuvième mois (Parrot).

Alors la conscience, la volonté, les facultés psychiques de l’encéphale entrent en jeu, se développant graduellement par les progrès de l’âge et de l’éducation; l'activité cérébro-spinale automatique, qui seule dominait l’organisme pendant les premiers mois, qui prédomine pendant toute l'existence chez les animaux, se trouve associée chez l'être humain à l’activité consciente cl réfléchie, Les phénomènes automatiques persistent tou jours et se retrouvent dans tous les actes de la vie, quelquefois isolés, souvent dominés et modifiés par l’état de conscience. L’enfant est primesautier, il agit d'instinct, c’est-à-dire qu’il est abandonné tout entier à son automatisme ; il saute, rie, crie, grimace, pleure, au gré des impressions qu’il reçoit; il chante quand un air connu éveille en lui l’idée du chant. Voyez cette troupe de jeunes écoliers : un régiment passe avec tambour et musique; la bande joyeuse se précipite comme mue par un ressort, emboîte le pas, marche en cadence, fatalement entraînée par une suggestion instinctive.

« Il est impossible, dit Gratiolet, d’être saisi d'une idée vive, sans que le corps se mette à l’unisson de cette idée. » Nous-même, à un âge plus avancé, à tout âge de la vie, quand une musique joyeuse résonne, nous

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