ACTION DYNAMIQUE DE L’AIMANT
glionnaire l’empêche de remplir avec régularité et précision ses fonctions excito-motrices. Alors les mouvement deviennent désordonnés; des centres étrangers au mouvementintentionnel, excités par irradiation, ajoutent à ce dernier des mouvements musculaires étrangers au but; c’est du tremblement, c’est de la chorée.
Dans ces conditions, l’intervention du cerveau devient utile : il modère l’influence excito-motrice de la moelle, il régularise les mouvements que la moelle, abondonnée à ses propres forces, ne sait plus diriger convenablement ; il corrige, au moins dans une certaine mesure, l’imperfection du mécanisme spinal ; il la corrige, à condition de pouvoir apprécier ce qui se passe dans les mouvements musculaires. Quand ces notions lui font défaut, quand le sensorium ignore la position des membres, leur contraction ou leur relâchement, leur flexion et leur extension, quand les fils nerveux sont rompus, par lesquels les organes du mouvement l'instruisent à chaque instant de leur situation et de leurs besoins, alors le cerveau devient impuissant à remédier aux désordres de la motilité, et la moelle commande en maîtresse. Que le ül rompu soit renoué et le cerveau remis en rapport avec la périphérie cutanée et musculaire, il y mettra bon ordre et rétablira, dans la mesure du possible, l’harmonie musculaire compromise parles agissements de la moelle. Or, telle nous paraît être l’influence thérapeutique de l’aimant. Restaurant le sens tactile et le sens musculaire, il permet au cerveau de corriger les aberrations de l’excitabilité spinale qui se traduisent par le tremblement, la trépidation réflexe, la chorée.
C’est par un mécanisme analogue à celui par lequel il paraît modérer la trépidation réflexe et l’hémichorée, que l’aimant a pu modérer en même temps la rigidité des muscles. Les ganglions encéphaliques interviennent aussi pour modérer et corriger ce mode d’activité réflexe spinale exagérée qui transforme le tonus en conlracture. Averti par les nerfs centripètes musculaires du degré de contraction musculaire, le cerveau régularise à notre