TROUBLES DYNAMIQUES DUS AUX LÉSIONS
insu cette contraction exagérée, le remet, dans la mesure du possible, à son taux normal et rétablit la tonicité musculaire physiologique.
Ainsi s’expliquerait, à la rigueur, par une seule et' même vertu dynamique de la magnéto-thérapie, la vertu esthésiogène (suggestive ou non) restaurant la sensibilité tactile, articulaire et musculaire, 1 efficacité simultanée de cette médication à 1 égard de ces trois phénomènes, trémulation, trépidation réflexe, contractures posthémiplégiques, tous phénomènes spinaux, liés à une suractivité fonctionnelle de 1 axe gris excito-moteur réflexe de la moelle.
Mais la contracture s’est reproduite chez notre malade, bien que la sensibilité restaurée se soit maintenue. On conçoit, en effet, que l’irritation sans cesse transmise par les faisceaux pyramidaux aux centres moteurs spinaux puisse être telle que l’influence des centres encéphaliques, même aidée parles notions dues au sens musculaire, soit impuissante à le dominer.
Alors la suggestion est intervenue utilement; elle a pu, par un phénomène d’inhibition d’origine psvchique, agir spécialement sur la contracture et la trépidation réflexe, phénomènes simplement dynamiques dansnolre cas et que l’état des organes ne rendait pas incurables.
, Je ne saurais trop insister sur ce fait qui explique l'efficacité de la suggestion dans beaucoup de circonstances. Le trouble fonctionnel dans les maladies des cent) es nei veux dépasse souvent le champ de la lésion anatomique ; celle-ci retentit par choc ou irritation dynamique sur les fonctions des zones voisines. Et c’est contre ce dynamisme modifié , indépendant d une altération matérielle du ecte que la psycho-thérapeutique peut être toute-puissante. Elle reste inefficace, ou n’a qu’une efficacité passagère, restreinte, lorsque le trouble fanctionnel est entretenu directement par la lésion. J’ai essayé souvent la suggestion contre les contractures tardives liées à la sclérose descendante ; on obtient quelquefois des résultats assez notables, mais éphémères; d’autrefois, on n obtient rien. La suggestion, pas plus que l’aimant, ne