SUGGESTIONS RÉPÉTÉES
resthésie rachidienne persiste. Le soir, injection de un centigramme de morphine loco dolenti ; la douleur disparaît : suggestion hypnotique après.
Le 15, le malade n'a pas dormi, mais n’a pas eu de douleurs spontanées. Le malin, l’hyperesthésie rachidienne et la barre thoracique existent encore, mais beaucoup moindres. Suggestion hypnotique . La sensation de barre a complètement disparu, l'hyperesthésie rachidienne a diminué.
Le 16, idem. Nouvelle suggestion hypnotique le soir, à la suite de laquelle la rachialgie disparaît. Pendant la nuit, durant deux heures, sensation de coups de marteau partant de la face dorsale de la main et s’irradiant dans les doigts.
Le 17, on constate de la raideur dans les doigts qu’il ne peut étendre complètement. La sensibilité persiste; pas de douleur dans le nerf cubital. Le dynamomètre donne 15. Le malade marche assez bien, mais le contact de la plante du pied avec le sol, y détermine des picotements. (Pas de suggestion pendant deux jours.)
Le 19, il ouvre encore difficilement la main et ne peut étendre les doigts, marche difficilement et accuse une douleur au cou-de-pied. Depuis quelques jours aussi la miction est difficile et s'accompagne de douleurs dans Je bas-ventre qui cessent aussitôt que le jet urinaire commence. L’hyperesthésie rachidienne n’a plus reparu.
21. — Mêmes symptômes. Miction douloureuse à son début. Traîne la jambe gauche, ne peut tenir les doigts onverts ; au dynamomètre 23 à gauche, 60 à droite. Après suggestion hypnotique , le dynamomètre donne 28 à gauche; il marche un peu mieux.
23. — Le soir, toujours raideur de la main et extension complète des doigts impossible; traîne la jambe gauche et éprouve pendant la marche des douleurs à l’aine, au genou, au cou-de-pied. Après suggestion hypnotique, la raideur de la main, la douleur au genou et au cou-de-pied ont notablement diminué; celle de l’aine persiste.
Le 24, même état. Nouvelle suggestion ; au réveil la douleur à l'aine persiste, mais diminue spontanément dans la nuit.
25. — La raideur de la main persiste. Marche un peu mieux, mais traîne la jambe, y ressent une grande pesanteur, ne peut se tenir debout sur elle seule. Après suggestion, cette pesanteur diminue considérablement, mais se reproduit rapidement.
Le 27. Après suggestion faite la veille, ce matin la jambe
OBSERVATION
est moins lourde, il boite beaucoup moins.se tient pendant une seconde sur le pied gauche; la douleur à l'aine n’a pas reparu. Suggestion. La raideur persiste dans les doigts et ne cède que pour peu de temps à la suggestion.
Le *28, la jambe va bien, les doigts restent infléchis. Après une suggestion hypnotique prolongée, le malade peut les étendre complètement, ils sont souples. Vers trois heures du matin la raideur se reproduit.
Le 29 au matin. La suggestion hypnotique la dissipe de nouveau; la main reste assouplie; la rétraction des doigts se reproduit à quatre heures du malin.
Le 30, accuse de plus une sensation de chanvre ou de papier froissé dans la main quand il la ferme. 11 ne peut ramasser une épingle avec les trois derniers doigts. Suggestion hypnotique ; la raideur disparait, ainsi que la sensation de chanvre; il ramasse facilement une épingle avec les trois derniers doigts.
Le 1er mai, la raideur de la main n'est pas revenue. Au dynamomètre 30 et 23 à gauche, 58 à droite. Se tient deux secondes sur la jambe gauche. Après suggestion, s'v tient trois secondes ; le dynamomètre aonne 36 à gauche, 70 à droite.
Le 2, le malade sort en ville et marche beaucoup. Le soir, il accuse un peu de lourdeur dans la jambe et de raideur dans ledos de la main. Les symptômes disparaissent par suggestion, et la main gauche donne 40 au dynamomètre.
Le 3, elle donne 38. Le malade lève le pied à 3 centimètres de haut. Dernière hypnotisation ; la jambe est complètement dégagée ; il la meut comme l’autre. Pression dynamométrique de la main gauche, 53.
Le 4 au matin, 56 à gauche, 62 à droite. Le malade s’est promené hier toute la journée sans rien ressentir. Les deux oreilles entendent également bien. Il sort le a mai. guéri.
Le Ier juillet 1883, il se présente de nouveau à la consultation. Bien portant jusque-là, il a de nouveau depuis quatrejours sanévrilecubitalegauehe ; il ne peut qu'entrouvrir légèrement les trois derniers doigts. Le dynamomètre marque 24. Anesthésie dans la sphère du cubital. Douleur dans la gouttière épitrochléenne.
Suggestion hypnotique , tous les symptômes disparaissent ; la sensibilité est revenue parfaite; la gouttière du cubital n’est plus douloureuse; le malade ouvre et ferme la main,
NÉVRITE CURITALE GUÉRIE PAR SUGGESTION
comme il veut. Le dynamomètre marque 46. Il retourne à son travail.
11 revient le 15 juillet. Il y a cinqjours à midi, a eu brusquement des coups de lancette du coude aux doigts, et ces coups continuent nécessairement depuis. En même temps, les trois doigts se refermèrent brusquement ; et la même névrite cubitale persiste.
Je fais la suggession sans sommeil; touchant la main du malade, affirmant que les coups de lancette vont disparaître, que la main vase rouvrir, que la sensibilité revient. Peu à peu les douleurs cessent ; la sensibilité réparait d'abord à l’avant-bras, puis à la main, les doigts se défléchissent graduellement et complètement. Au bout de dix minutes, tout est fini, tout est rentré dans l'ordre. Ne reste qu’une douleur à la pression de la gouttière épitrochléenne. Au dynamomètre, on obtient successivement 28, 31, 40.
Le résultat obtenu, je répète la suggestion, mais cette fois en état hypnotique. Au réveil, la douleur épitrochléenne a disparu ; reste seulement de la sensibilité à une forte pression. Le dynamomètre donne 60 et 67 à gauche, 67 à droite. Le malade s'en retourne guéri.
Il nous revient le 25 octobre 1883, ayant été exempt de tout trouble j usque dans ces derniers temps.
Il va quinze jours, il prit une conjonctivite avec larmoiement ; elle fut traitée par des vésicatoires qui provoquèrent de l’oedème des paupières avec céphalalgie susorbitaire.
Dans la nuit du 22 au 23 à deux heures du matin, survinrent de nouveau comme un coup d’éclair, des lancées dans le coude gauche (trois par secondes), et avec elles les autres symptômes de la névrite cubitale. Il vint le lendemain à la consultation; on essaya d’abord la suggestion à l’état de veille qui échoua; alors j’essayai la suggestion en état hypnotique gui enleva la contracture , l'anesthésie et les lancées fulgurantes dans la sphère du cubital qui avaient persisté jusque là.
Mais deux heures après, les trois derniers doigts de la main se contracturèrent de nouveau, et le malade ne peut les ouvrir que d'un tiers.
Le 25 au matin, constriction avec sensation de brûlure autour de la base du thorax, sous forme fulgurante, durant trois à quatre secondes, qui persistèrent la journée et toute la nuit.
OBSERVATION
Le 26, on constate : La conjonctivite est guérie; il reste du larmoiement, de la sensibilité dans la région sus-orbitaire ; les signes habituels de sa névrite cubitale sont très accusés. Rachialgie : sensibilité à la pression au niveau des sixièmes, septième et huitième vertèbres dorsales. Lourdeur de la jambe gauche. Suggestion hypnotique : au réveil, les signes de la névrite cubitale, douleur olécranienne, élancements douloureux, anesthésie, flexion des doigts ont disparu; la rachialgie persiste.
Le soir à huit heures, on trouve le malade sans connaissance, la tête hors du lit; il reste ainsi environ six minutes Dans la journée, il avait eu des douleurs fulgurantes dans le dos.
Le 27, la névrite cubitale ne s'est pas reproduite. La rachialgie persiste de la septième à la dixième apophvse épineuse, et se propage dans les espaces intercostaux.
Suggestion hypnotique pendant laquelle le malade accuse des élancements très douloureux. Au réveil, elles sont un peu calmées, mais se reproduisent intenses dans la journée. A six heures du soir, injection de morphine.
Le 28, la rachialgie a disparu. Suggestion : la lourdeur de jambe est moindre. La gouttière du cubital est un peu sensible.
Le 29, suggestion hypnotique. La lourdeur de jambe et de tête disparaissent. Va bien dans la journée. Réveillé subitement dans la nuit par les cris d'un malade, il est pris d'une sensation de brûlure dans le dos et le côté fauche.
Le 30, le dynamomètre donne 34 pour la main droite, 19 pour la gauche. Douleur de la huitième à la dixième vertèbre dorsale. La pression de cette région pendant l'état hypnotique la réveille.
Le soir, cette douleur est dissipée en grande partie par suggestion à l'état de veille.
Le 31 : va bien, sauf une pesanteur de tête et de la douleur dans la gouttière du cubital. Le soir, à cinq heures, la suggestion à l état de veille les dissipe. Mais vers 8 heures du soir, surviennent 2 ou 3 coups de lancette du coude au bout des doigts et la main se referme.
Le 1er novembre, la sensibilité douloureuse du cubital existe encore; la main ne s’ouvre qu’aux trois quarts; les doigts sont anesthésiques. Au dvnamomèlre, la main gauche donne 19 la droite 60.
Une première suggestion à I état de veille dissipe en quelques minutes la contracture et la douleur cubitale.