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ANESTHÉSIE GUÉRIE PAR SUGGESTION

blissement musculaire que la suggession hypnotique a amendés.

Observation XIX. — Troubles gastriques nerveux. Douleur épigastrique. Anesthésie des membres. Disparition rapide de l'anesthésie par suggestion; amélioration passagère des troubles gastriques.

F. C..., quarante-neuf ans, journalière, célibataire, sans enfants, entre à l’hôpital le “29 avril 1884, elle serait malade depuis trois mois. L’atlection aurait commencé par de fortes douleurs à l'épigastre et dans les hypochondres. Après les repas, elle a une sensation de constriction susofnbilicale et laryngée, qui dure environ une heure, des éructations et des vomissements très fréquents; en dehors des repas, elle éprouve aussi une sensation de brûlure épigastrique; elle n’a pas de régurgitations aqueuses; constipation habituelle : elle va h la selle tous les trois jours seulement. Depuis trois mois, elle a des secousses nerveuses fréquentes, surtout à la suite de colères, avec des fourmillements dans les doigts durant deux minutes, et suivis de pleurs; depuis deux ans, elle a des vertiges. Névropathie.

Les vomissements cessent depuis son entrée à l’hôpital; mais les autres symptômes persistent. On ne constate qu’une légère voussure avec sensibilité épigastrique; l’estomac n’est pas dilaté, le foie n'est pas gontlé.

Le 7 mai, on constate en outre de l 'analgésie avec anesthésie du tronc et des membres supérieurs ; le sens musculaire est aboli. Dans les membres inférieurs, la sensibilité n’existe qu’à la plante des pieds.

La malade est hypnotisée (sommeil profond) : suggestion. Dans la journée, elle digère bien ce quelle mange , a peu de brûlure épigastrique. La nuit, elle dort pendant six heures ; elle dit n’avoir pas autant dormi depuis six mois.

Le 8, on constate que l'anesthésie a disparu; la malade sent quand on la touche, mais la piqûre, bien que ressentie, n’est pas douloureuse ; le sens musculaire est aussi revenu. La restauration delà sensibilité se maintient.

Les autres troubles gastriques et psychiques sont influencés favorablement par les suggestions répétées, mais ils se reproduisent en général au bout d’un temps variable.

OBSERVATION

Observation XX. — Douleurs névropathiques supprimées par la suggestion. Dégoût pour la viande résistant a la suggestion simple, ne disparaissant que par le changement fictif de personnalité. Insuccès de la suggestion moralisatrice.

M..., dix-sept ans, travaillant dans les chiffons, entre a l'hôpital le 25 mars 1 884 ; elle se plaint depuis trois semaines de douleurs dans les membres et de battements de cœur ; depuis huit jours, de céphalalgie frontale et de vertiges; depuis quinze jours, de toux sans expectoration.

La menstruation est irrégulière, peu abondante, non douloureuse.

C'est une grosse fille, bien constituée, sans maladies antérieures. Actuellement, elle se plaint d'inappétence, de tiraillements d’estomac, même à jeun; de régurgitations glaireuses, peu abondantes le matin, d'une sensation de corps étranger dans la gorge quand elle a mangé; d’ailleurs, pas d’éructations, pas de nausées ni de coliques.

Elle a de fréquents battements de cœur depuis deux mois; on ne constate rien d anormal à l'examen de l'organe. Elle tousse et crache peu; à l’examen du tuorax, on constate une respiration normale.

Elle a de la céphalalgie frontale depuis huit jours, revenant deux fois par jour, durant cinq minutes chaque fois; cette douleur ne l'empêche pas de dormir. Elle a quitté sa famille il y a deux mois, à la suite de discussions; elle pleure souvent.

Elle n’a jamais eu de crises hystériques; la sensation de strangulation n’existe que quand elle a mangé. Pas d’ovarialgie. Au dynamomètre, la main droite donne 26, la main gauche 24.

Anesthésie avec analgésie et abolition du sens musculaire dans le membre supérieur gauche ; vers la tête de l’humérus, la sensibilité reparaît; elle existe partout ailleurs. Depuis quinze jours, elle a des fourmillements dans la main. Les organes des sens fonctionnent normalement. Diagnostic: névropathie.

Une pièce d or appliquée sur le bras fait réapparaître la sensibilité sans transfert, en trois minutes; et, depuis, cette sensibilité restaurée se maintient.

Le 27, elle se plaint de douleurs dans les épaules, et la pression réveille une sensibilité très vive dans les deux lusses sus-épineuses et au niveau de la deuxième apophyse épineuse dorsale. Suggestion hypnotique ; la malade entre

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