OBÉISSANCE AUTOMATIQUE
personne qui urine ; le bâillement est contagieux; dans ' l’ordre pathologique, les tics nerveux, la toux nerveuse, j quelquefois les vomissements, la chorée, les convulsions hystériques, les altitudes vicieuses chez les enfants, sont ; contractés par imitation ; souvent l’élève prend incons- J ciemment les gestes, 1 intonation de \oix , certains 1 traits du jeu de physionomie de son maître.
Certaines personnes sont très accessibles à ces sug- j gestions sensorielles; elles ont 1 imagination facile, { c'est-à-dire qu’elles ont une grande aptitude à contracter dans leur cerveau 1 image psychique des suggestions j provoquées par la parole, la vue. le tact, et cette image ; extériorée dans les nerfs périphériques de? organes correspondants reproduit une sensation réelle au>r-i 'i'e que si elle avait une cause objective dans ces organes mêmes, comme la douleur d un moignon rapportée au j membre qui n’est plus. Telle peut être 1 influence de ^ l’imagination. « Lorsque je pense, dit Charpignon, ; à un fruit acide, je me représente une pomme criant j sous le couteau ou se déchirant sous mes dents, j ma bouche s’humecte de salive et j’éprouve une sensation presque aussi forte que si l'objet en eût été la cause. »
N'avons-nous pas tous encore une certaine docilité : cérébrale qui nous porte à obéir aux ordres reçus? On dit à l’enfant de marcher; machinalement, il lève la jambe. Dites à quelques-uns: « Fermez lesyeux ». Beau- . coup, sans réflexion, les fermeront. L’idée communiquce au cerveau sut lit automatiquement^ quelquefois! même contrairement à la volonté, pour réaliser le mouvement correspondant. Une expérience bien connue j démontre l’influence de l’idée sur 1 acte : à la hauteur I du front, je tiens avec deux doigts l'extrémité de a chaîne fixée à ma montre, verticalement suspendue ; lal montre marche à droite, à gauche, en ayant, en ai r ici e, . tourne en cercle lorsque je conçois 1 idée de ces moine-| inouïs successifs ; j'ai beau ne pas intervenir \olonlane-j ment, n'avoir pas conscience du mouvement que ma