PRÉFACE V
sont à la fois irréprochables et probantesn on les trouvera exposées dans ce livre, et on pourra juger de leur importance.
Après les faits, les théories. Celles-là sont nombreuses, mais elles ne me semblent pas mériter grande importance. L'essentiel est d'établir ce fait : Eîi dehors de tout phénomène appréciable à nos sens normaux, à notre perspicacité tiormale, si vive qu'on la suppose, il existe entre la pensée de deux individus une corrélation telle, que le hasard ne suffit pas à l'expliquer.
A mon sens, c'est la démonstration de cette proposition qui est le point fondamental. Or, quoique M. Ochorowicz, et d'autres avant lui, aient amassé les preuves, elles n'entraînent pas la conviction absolue, intégrale, mais seulement le doute, tant est forte, pour agir sur nos idées, l'influence do la routine et de l'habitude.
Quelle que soit d'ailleurs Topinion définitive que Ton se fasse, sur la réalité de la suggestion mentale, cela ne doit pas, je pense, influer sur le jugement relatif au livre de M. Ochorowicz. Il me paraît que tout le monde devra rendre hommage à sa sincérité^ à sa persévérance, à son dédain pour les opinions toutes faites. On sent qu'il aime passionnément la vérité. C'est là un éloge que tous les hommes de bonne foi sauront apprécier.
.CUARLES RICHET.
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LA
t PREMIÈRE PARTIE