SUCCÈS
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— 92 cxp.
C'est-à-direquela proportion des succès a été de 0,283 avec la suggestion mentale supposée, tandis qu'elle n était que de 0,250 d'après le calcul, et de 0,240 d'après l'expérience comparative sans suggestion — ce qui donne une différence de 0,033 en faveur de l'hypothèse.
On voit que ces chiffres sont môme supérieurs à ceux obtenus par M. Richet ; mais le nombre de mes expériences étant de beaucoup inférieur, il est probable qu'en augmentant leur nombre, on " arriverait à égaler les différences.
Dans une autre série d'expériences avec une autre personne, également non hypnotisable, mais très nerveuse et facilement impressionnable, en devinant seulement la couleur des cartes, j'ai obtenu une différence encore plus marquée en faveur de la suggestion, à savoir :
Sans suggestion mentale. 0,42 Par calcul ... . . . 0,50
Avec suggestion mentale. 0,60
Par conséquent un surplus de ^. M. Richet croit que les expériences sur la couleur de la carte sont peu pro-
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banles à cause d'une grande influence dû hasard, qui avec la probabilité de ^ doit effacer rinfluence minime de la suggestion. Ce serait juste» si l'influence suggestive était absolument la même dans les deux cas. Je crois cependant qu*il n*en est pas ainsi.
La différence du rouge et du noir étant plus nette et plus simple que celle du pique et du trèfle ou celle du cœur et du carreau^ l'imagination du sujet devrait subir plus facilement une suggestion correspondante. M. Richet ne dit-il pas lui-même, qu'avec une chance moindre, de Js par exemple, pour une désignation totale de la carte « les conditions de la suggestion sont mauvaises, comme si le choix entre 52 cartes était trop considérable pour que la suggestion ptSt s*exercer d une manière nette? » C'est très juste; mais à fortiori^ elle doit s'exercer d'une manière encore plus nette, quand il s'agit d'une simple couleur.
De toutes ses expériences M. Richet conclut la proba-* hilité de ce qui suit :
1° La pensée d'un individu se transmet sans le secolirs de gestes extérieurs, à la pensée d'un individu placé près de lui.
2** Cette transmission se fait à des degrés divers chez les divers individus; elle est aussi éminemment variable chez les mêmes personnes.
3° Cette transmission est en général inconsciente^ en ce sens qu'elle agit plutôt sur l'intelligence inconsciente, que sur l'intelligence consciente de l'individu qui perçoit et de l'individu qui transmet.
4*» Chez des personnes adultes, en bonne santé, non hypnotisableSfle degré de probabilité de cette transmission ne dépasse guère - (nous avons^ vu qu'il peut atteindre îo exceptionnellement).
^'^ La probabilité générale en faveur de la suggestion mentale peut être représentée par y .
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Voici ^'elle est l'impression personnelle qui se dégage de toutes ces expériences : la méthode n'est pas faite pour convaincre, mais si la suggestion mentale existe; cette méthode a rendu im grand service à la cause, en lui préparant une base de profeabilité, un point d'appui sérieux, et en excitant la curiosité des chercheurs. .
Je crois que sans le travail de M. Richet, je ne serais pas revenu à cette étude infructueuse, hérissée dUUusions. Le point suivant m'a engagé à persévérer :
« Toutes mes expériences, dit M. Richet, ont été faites sur des personnes non sensibles, comme mes amis et moi : il sera intéressant de savoir ce qu'elles donnent sur des personnes réellement sensibles, hypnotisées, hypnolisables, hystériques, nerveuses, ou façonnées par un long exercice à la perception des suggestions. Malheureusement, je n'ai pas eu l'occasion de faire ces recherches, n'ayant pas à ma disposition de sujet sensible. »
Comme il suflitde se munir d'un hypnoscope et d aller dans une société d'une vingtaine de personnes, pour trouver un bon sujet, — j'entrepris une série d'expériences dans le but de vérifier celles qui ont été faites par la Society for psychical Researches.
Voici le résultat de ma première séance :
(Lesujet,M"'® D., âgéede soixante-dix ans, hypnotisable {Eocp. hyp, : lourdeur, paralysie, analgésie) rhumatisme articulaire chronique, constitution très forte, très robuste, intelligence remarquable, habituée aux travaux littéraires, beaucoup d'érudition, impressionabilité interne, sans signes extérieurs, tempérament psychiquement actif, mais paisible ; caractère d'une aménité exceptionnelle). — Le sujet nous tourne le dos. M"*® P.. .et
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moi nous pensons à un même objet en touchant le sujet. Celui-ci est prévenu qu'il s'agit d'une carte de jeu :
Objet pensé:
1® Six de pique P=r 2« Dix de pique.
3° Valet de cœur.
Objet deviné:
Six noir.
Rouge, non noire, un dix.
Rouge, un roi? une dame?
Le sujet est prévenu qu'il s'agit d'une couleur i
4» Diane, | Diane.
5° Jaune. Jaune.
6° Noire. I Noire.
Un objet quelconque :
Un livrC; un cigare, un papier..'. = 0.
Quelcjue chose de bleu, claire. .. = 0.
Une sucrière, armoire, un meuble... = 0.
Un goût de sel.
7*» Une lampe.
8° Un chapeau de soie.
9° Un fauteuil.
,iO<» Le sel.
Une lettre :
Une personne:
42» Valentine. i Valentine.
43o M. 0. (c'était moi). I M. D... M. Z... = 0.
Un portrait :
14° De l'évêque P = f I ^'^st l'évêque.
Un chiffre:
Une impression:
46« Gaio. | Triste =0.
Une figure quelconque:
47° Une croix noire. | Un arbre, branches croisées.
48° Un vieillard à longue Un homme, barbu, barbe barbe. 1 blanche.
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