CHAPITRE lit
tGESTION MENTALE VRAIE
Un suicide empêcha. — Apparence d'une action h e magnétisme dans un accès de folie. — Les condirie d'expériences. — Transmission de la volonté, e. — Le sommeil normal et le sommeil magnéxième série. — Une expérience interrompue. -— ystérogène. — Quelques phénomènes difficiles à Transmission involontaire de l'état mental. — des sensations. — Le monoldéismo. — Comment transmet. — Le rapport. — L'action catalytique. expériences. — Les phases hypnotiques naturelles, mentale. — Le souvenir et la suggestion. — Nounces. — Les corps « étrangers ». — La sensibilité e délire somnambulique. — Un autre moi. •— Les personnes « magnétisés ». — Encore une transnsations. — Les conditions de la suggestion men- :)noidéisme naissant.
; mes soins à une dame atteinte d'hystéroiont la maladie, déjà ancienne, fut agravée \ de manie du suicide, gée de 27 ans, forte et bien constituée, a *une santé parfaite. (i5*arp.Ajy/>.: insensibilité re presque instantanée du bras entier.) fivulsives de la grande hystérie, datant înfance. Influences héréditaires très fortes, [ue temps, outre les attaques classiques à iodes, accès de folie avec congestions des urs et anémie des lobes postérieurs; évanerveux paralytique et accès épilepti-
forme? de courte durée. Contractures et amblyopie passcigères, plus fortes du côté gauche. Un seul point hystérogène au-dessous delà clavicule gauche. Un point délirogène à Tocciput droit correspondant à la fosse occipitale supérieure. Pas d'anesthésie. La pression ovarienne arrête l'attaque momentanément. Sensible à Tctain, mais aussi à d'autres métaux, à des degrés différents et inconstants. Tempérament actif et gai uni à une extrême sensibilité morale, intérieure, c'est-à-dire sans signes extérieurs. Caractère véridique par excellence, bonté profonde, tendance au sacrifice. Intelligence remarquable, plusieurs talents, sens de l'observation. Par moment manque de volonté, indécision pénible, puis une fermeté exceptionnelle. La moindre fatigue morale, une impression inattendue de peu d'importance, aussi bien agréable que pénible, se repercute sur les vaso-moteurs, quoique lentement et insensiblement, et amène une attaque, un accès ou un évanouissement nerveux.
Un jour, ou plutôt une nuit, son attaque étant terminée (y compris la phase du délire), la malade s'endort tranquillement. Subitement réveillée , et nous voyant toujours auprès d'elle, son amie et moi, elle nous prie de nous en aller, de ne pas nous fatiguer pour elle inutilement. Elle insiste tellement que, pour éviter une crise nerveuse, nous partons. Je descends lentement l'escalier (elle demeurait au troisième) et je m'arrête plusieurs fois en prêtant l'oreille, troublé par un mauvais pressentiment (elle s'était blessée plusieurs fois quelques jours auparavant). Arrivé dans la cour, je m'arrête encore une fois, en réfléchissant si je dois partir ou noo. Tout à coup, la fenêtre s'ouvre avec fracas, et j*aperçois le corps de la malade se pencher au dehors dans un mouvement rapide. Je» me précipite vers le point où elle pouvait tomber, et machinalement, sans y attacher aucune importance, je concentre ma
a chute. C'était ueurs de billard ent d'arrêter la
lée, s'arrête et
iq fois de suite, te immobile, le nêtre, toujours
lans Tombre et ., Famie de la . Je les entends
pour venir au îès de folie. Elle end pour des a fenêtre qu'en a fait tomber à
de me mordre, ussis enfin à la le main la prescture des bras
lier mot fut :
absolument se fois, elle s'était
e vous croyais îin. Cependant, ttiez à côté ou as que je tom-
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. Celle eîfpèrience, ou plulôt cet accident, ne suffisait pas évidemment pour prouver une action à distance. Mais il m'a suggéré Tidée d'une étude nouvelle de la question. Puisqu'il y avait une apparence d'action, rien n'était plus simple que de la soumettre à un examen expérimental. Mais pour rester dans des conditions nettes, je n'ai soufflé mot à personne de mes projets, et j'ai même résolu d'attendre quelques jours pour bien préparer Texpérience.
J'avais l'habitude d'endormir la malade tous les deux jours et de la laisser dans un sommeil profond (l'état aïdéique) pendant que je prenais mes notes. Je pouvais être certain, d'après une expérience de deux mois, qu'elle ne bougerait pas, avantquejem'approchasse d'elle, pour provoquer le somnambulisme proprement dit. Mais ce jour-là, après avoir pris quelques notes et sans changer d'attitude (je me tenais à plusieurs mètres de la malade, en dehors de son champ visuel, mon cahier sur les genoux et la tète appuyée sur la main gauche), je feignis d'écrire, en faisant crier la plume comme tout à l'heure, mais intérieurement, je concentrais ma volonté sur un ordre donné *.
Le 2 décembre.
1" minute: action nulle.
V min. : une agitation dans la main droite,
3« min. : agitation augmente, la malade fronce les sourcils et lève la main droite.
4) Lever la main droite.
Je regarde la malade à travers les doigts de ma main gauchie appuyée sur le front.)
J'avoue que cette expérience m'émut plus qu'aucune autre. Je recommençai;
* La plupart de ces expériences ont été communiquées à la Société de Psychologie physiologique, le 25 janvier 1886. Quelques-unes ont été publiées dans la Revue philosophique, au jnols d*août 1886.
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^?r"vri
ti) Se lever et venir à meU
Je la reconduis à sa place
sans rien dire.
3) Retirer le bracelet de la
main gauche et me le passer.
Je touche son bras droit et probablement je Je pousse un peu dans la direction de son bras gauche, en concentrant ma pensée sur Tordre donné.
4) Se lei'^er, approcher le fau- , teuil de la table et s'asseoir à côté de nous.
J*arréte sa main qui faisait fausse route.
h) Donner ta main gauche.
(Resté assise !) (Donne la gauche !)
(Donne la gauche !) (Pas celle-ci l J'autrel) *
Elle fronce les sourcils, s'agite, se lève lentement et avec difficulté, vient d moi la main tendue.
Action nulle.
Elle étend sa maîn gauche, se lève et se dirige vers M"«***, puis vers le piano.
Elle s'assied épuisée.
Elle retire son bracelet (semble réfléchir).
Elle me le donne.
Elle fronce les sourcils, se lève et marche vers moi.
« Je dois encore faire quelque chose », dit-elle.
Elle cherche... touche le tabouret, déplace un verre de thé.
Elle recule, prend le fauteuil, le pousse vers la table, avec un sourire de salisfactiou et s'assied en tombant de fatigue :
« On me dit d'apporter, et on ne me dit pas quoi... pourquoi paWe-t-on si indistinctement?.. »
Elle s agite.
Donne la main droite.
Essaye de se lever.
Elle se rassied.
Agite la main gauche, mais ne me la donne pas.
Se lève et passe sur le canapé.
Elle donne la main droite.
Elle donne la main gauche»
^ Tous ces ordres ont été faits mentalement et sans gestes. Aucun ttiot n'a été prononcé.
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Il est à remarquer que la malade se trompe souvent de côté, même à Tétat de veille.
Pendant cette dernière expérience, le somnambulisme actif 8*est déclaré, elle cause avec nous en plaisantant. Elle ne m'obéit plus. «Je vais dormir maintenant », dit-elle.
Elle s'endort.
Quelques traces d'une attaque dans le sommeil, enfin elle paraît se réveiller.
— J'ai un tic-tac dans la tête qui ne me laisse pas dormir. Je ne veux plus dormir ; asseyez-vous auprès de moi.
— Etes-vous toujours en somnambulisme ?
— Oui. (Cette malade avait le sens assez rare de se rendre compte de chaque phase de son élat avec une exactitude étonnante. Je feignais souvent de ne pas reconnaître son état, pour qu'elle me le décrivit ellemême.)
— Et si voiis vous endormez dans cet état, est-ce la même chose qu'à l'état de veille ?
— Oh non ! car maintenant ce sont les jambes et le corps qui s'endorment les premiers et ensuite la tête, qui, de son côté, se réveille la première, de sorte que je peux bien savoir si j'ai bien dormi ou non, tandis qu'en m'endormant à l'état de veille, je m'endors de la tête et je ne sais plus rien. Et puis, quand je cause, étant magnétisée, je me repose tout de même^ et je peux causer ainsi toute la nuit, tandis que si je causais à l'état de veille, j'aurais la tête fatiguée et somnolente.
Le 3 décembre,
M"" M... est endormie par le regard et retombe dans un sommeil très profond (aïdéie paralytique).
6) Réponds, si tu m'entends! \ Action nulle.
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Enfin je remarque que, sur le guéridon des fleurs, se trouve une plante nouvelle. Je Venlève.
— Ah! enfin, dit la malade, merci, jaî failli avoir une attaque.
Cette plante a été apportée le jour même par une de ses amies qu'elle aime beaucoup h l'état normal, mais qu'elle ne peut pas supporter en somnambulisme, même à une distance de plusieurs mètres. Je le savais déjà, car j'ai assisté à une attaque. épouvantable provoquée uniquement par la présence de cette personne, mais je ne pouvais pas m'îmaginer qu'un objet lui ayant appartenu aurait la même influence. J'ai cru d'abord à l'action de l'odeur de cette plante, mais elle n'en avait guère. Alors j'ai fait plusieurs expériences avec des objets provenant de cette personne etmclés aux autres. Je plaçai par exemple à côté de la malade, mais assez loin, sur le canapé, un rouleau de musique apporté par cette même personne. Dès qu'elle l'eût effleuré de sa main, en faisant un geste, elle s'en éloigna vivement en demandant qu'est-ce qui lui faisait tant de mal. De même pour tous les autres objets. Elle n'a jamais deviné ce que c'était, mais elle ressentait toujours une influence antipathique. Même une carte, provenant de cette personne et mêlée à plusieurs autres, fut rejetée comme « désagréable ».
Je dois ajouter que cette jeune personne aimait beaucoup M"*' M..- et qu'elle était jalouse de l'influence que j'exerçais sur mon sujet.
Le 5 décembre,
8) Un essai dans l'état de i Action nulle. , somnambulisme actif gai. (Elle est à moitié réveillée.)
I « Où est-elle Marie?»
— Elle doit faire un travail ennuyeux. Je crois qu'elle ne pense à rien, car je ne la sens pas,
' (Notre malade, en s'éveillant, passe momentanément
iéique transitoire, et alors elle sent t mental des personnes qui Fentouaurquoi avez-vous plus de confiance •quoi est-elle si inquiète — ou cons réveillée complètement elle n'a plus
sseoîr derrière la table, je faillis tomchaise qui était plus basse que je no lalade pousse un cri. Je lui demande :
que quelque chose s'effondrait sous
elle s'en plaint, sans cependant savoir ouffre. Je l'informe que je désire lui îstions. — «Alors, endormez-moi un ' 3. Je fais quelques passes devant ses t moment dans le somnambulisme pasîlle répond facilement et largement à ; posées par moi (et seulement par e pas d'elle-même, ne dire àquel degré du sommeil vous mes pensées ?
nbres dorment d'un sommeil très proie, chaque partie du corps peut être ilée séparément) et quand je ne puis fne,
je vous ordonne de vous lever, vous ire ?
on, mais si vous le voulez fortement le soulever,
p avance ce que j'exige de vous ?
ne pousse, aussij'aime mieux quand ensée... je ne peux pas la saisir tout 3 pas les mots, je crois que vous pouripor te quelle langue , j e sens seulement n'envahit et finit par me dominer.
DE LA SUGGESTION MExNTALE VRAIE 93
(En ce moment, je donne quelques explications à M"« Marie.)
— Avez-vous entendu ce que je viens de dire?
— Je vous ai entendu parler, mais je n'ai rien saisi, car vous n'avez pas eu l'intention d'être entendu par moi.
— Si je ne vous adresse pas la parole que faites-vous mentalement. Pensez-vous à quelque chose ?
— Lorsque je dors légèrement comme à présent, je peux bien penser, si vous êtes près de moi — mais si vous vous éloignez, il se fait un revirement dans ma tète, comme si vous me laissiez dans une chambre obscure.
— Et si je vous endormais plus fort ?
— Alors je ne saurais plus rien, et si vous me quittiez, je resterais comme cela, sans en souffrir,
— Quel est donc l'état dans lequel, d'après voire avis, Faction de la. pensée est la plus facile ?
— Il faut pour cela que le sommeil soit très fort, mais que je vous entende tout de même.
A vrai dire, je vous entends toujours, ou au moins je le crois (évidemment la somnambule ne pouvait pas savoir si elle m'entendait dans l'état complet d'aïdéisme), seulement quelquefois je n'entends que des mots détachés, par exemple : vous me posez la question : « M'entendez-vous en ce moment »? Et je n'entends moi, que : « entendez... moment », ou bien encore j'entends tous les mots, mais chaque mot isolé, de sorte que, quand vous êtes au bout d'une phrase, j'en ai déjà oublié le commencement. Les premiers mots se sont enfuis (monoidéisme). Et puis aussi, quelquefois je vous entends et vous comprends bien, mais je n'ai pas la force de répondre.
— Et dans l'état où vous êtes en ce moment, pourriez- Vous saisir ma pensée ?
— Non. (Expérience) :
Réveilkzi'vous! | Action nulle.
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ie-mëme :
distance, le réveil.)
tétanique
ÎS).
fûcullé.
la porle.
, puis re»
nouveau et
)asser la mette, place, ite.
lain droite • retire sa
min droite
mes lèvres.
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Le 9 décembre
La malade dort bien ; l'état aïdéique avec tendance aux contractures.
<2) Se coucher sur le côté droit.
Je supprime la contracture à l'aide d'un léger massage.
Je tiens sa main, et à un moment donné j'essaye mentalement de
13) Provoquer la contracture dans le bras gauche.
14) Couche4oi!
Elle se soulève et s'arrête côntracturée de tout le corps, peut-être so^us l'inilueiicc du regard, car je la regardais fixement.
Le bras gauche se raidit près»
que instantanément. Action nulle.
En ce moment, il y a une hyperacouste, le moindre bruit rirrite, puis elle retombe de nouveau dans Timmobilité générale.
— Je n'entends pas bien vos pensées, dit-elle subitement, parce que je dors ou de trop, ou pas assez. L'ouverture de l'œil gauche provoque la catalepsie "roit, puis dans les deux, de l'œil droit ne provoque rien du tout.
es joues.
Action nulle.
ent, une allumette allumée vivement deluvert exprès, ne provoque aucun réflexe. 1 de la pupille même n'est pas aussi sentbitude, tandis que tout à Theure, la conpresque normale et la malade disait voir clarté ». Maintenant elle affirme ne rien eille, elle paraît assez bien, mais peu à peu
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SUGGESTION MENTALE ire. Je Tarrête en la magnétisant de
La 14 décembre résencede M. l'ingénieur Sosnowski.)
le bien. Je Tendors en deux minutes Ls états principaux :
pensée, sommeil le plus profond); [une seule idée possible) ; somnambulisme proprement dit).
e quelques passes devant les yeux, imeil jusqu'au degré transitoire entre léisme. En ce moment, elle m'entend ement, mais elle reste tout à fait pae.
Elle se lève et vient directe^ ment à moi.
ion et je
)in
que
isée
par
Elle étend la main droite et la donne à M. S...
ouverture des yeux ne provoque pas
le M. S..., comme de toute autre perest très désagréable. Elle ne permet pprocher d'elle, à moins d'un demi- . Elle a les yeux bandés. Mes mains rs une attraction ; ayant les jambes int attirées par moi, elle tombe en e, également attirée à distance
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Le 18 décembre
\S) Vn essai dans Tétai de somnambulisme actif f avant Taccès.
Action nulle.
Quelques minutes après, l'accès éclate. Alors, je rendort fortement j pour toute la nuit.
Elle se réveille tout à fait bien le lendemain, ,
Le n décembre ,
En endormantla malade/e joro/on^e lespassesplus longtemps que dC habitude ^ car sans les passes elle s'endormait difficilement. Le sommeil devient très profond. Elle ne m'entend plus du tout. Le pouls est faible et iné-. gai, 80 pulsations. La respiration courte, intermittente. Je la calme par Timposition de la main sur le creux de restomac.
49) Aller à table prendre un gâteau et me le passei\
(Voyant que le sommeil est trop profond je a réveille »
les bras et les oreilles, elle m'entekid alprs sans que je la touche}.
Je Tarréte.
(Etends le bras!)
(Plus bas!)
(Prends et donne I)
Elle se lève.
Vient à moi.
Reste hésitante au milieu de
la chambre.
Elle s'approche de la table, , = 0.
Elle étend le bras.
Elle cherche à côté.
Elle touche les gdleaux et
tressaille.
Elle prend U7i gdteau et me le
donne.
Elle est visiblement fatiguée; ses paupières Glignotenl.
«UGGKSTION HENTALB*
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DE LA SUGGESTION MENTALE loi avez-vous pris. un gâteau et pas autre
|ue tous les autres objets éieAeni étrangers e les gâteaux m'ont paru bien connus. Mais pas que c'était des gâteaux ; je sentais seuî'étàit quelque chose de moins repoussant es objets étrangers.,. Je ne dormais pas mbulisme actif), il ne faut pas me réveillei*
\ ninutes après a eu lieu une expérience d'auîeuse qu'elle fût tout à fait imprévue. J'édans une pensée personnelle qui m'inquiéournée. Malgré son caractère intime je suis dévoiler ici, pour qu'on puisse comprendre
ent de M"«M..., absorbant mon temps, me )lusieurs affaires, de sorte que ce jour-là mbarrassé pour une question d'argent. Le ait gratuit et je ne voulais pas que M"* M... quoi que .ce lût de mon embarras. Ne pou- [uitter à cause de la gravité de son état (il )urs des accès de manie de suicide), ma ait tout le temps à cette affaire.
vec la malade en plaisantant, mais proba- ^oix trahit de Tinquiétude, et à un momoiU s qu'elle devine mes pensées. Elle ^'arrête t'ersation et devient pensive. Une longue ne permet de deviner à mon tour l'idée qui •
r réfléchi, elle se dit intérieurement : Il est il faut lui venir en aide, mais si on me réîrai tout... Gomment faire ?...
le et trouve le moyen. Elle s'ôte une bague ame elle avait l'habitude de le faire quand e rappeler de'quelque chose) et son visage
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trahit rintentîon forte de ne pas oublier la signification de cette manœuvre.
— Il ne faut pas penser à cela, lui dis-je.
— Si, je le veux, vous ne m'en empêcherez pas.,, et elle simule TindifTérence pour m'échapper.
Quelques minutes après, en tenant sa main, je lui or- , donne mentalement d'oublier son projet.
A ce moment même elle retire vivement la main.
— Ne me touchez pas, car je sens que ma pensée s'en va I
— Elle s'en ira sans cela. Je fais quelques passes pour approfondir le sommeil.
— Ne m'ôlez pas cela de la tête I Oh que vous êtes sans pitié... Ou'est-ce que je pensais tout à l'heure?., je voulais me rappeler de quelque chose... je ne sais plus rien.
Quelques minutes après, j'aperçois un nouveau travail intérieur sur son visage. Le sommeil est devenu moins profdd, clJc r«»vient à son idée et essaye] encore une fois d*c.«quiver mon influence, en demandant que je la réveille le jiius lentement possible « pour éviter une attaque ».
Je la réveille ^out doucement, en suggérant, la gaîté au réveil.
Une fois remise, elle devient pensive, elle se frotte le front. ^
— Il me semble, dit-elle, que je devais me rappeler quelque chose... mais je ne sais quoi. (Elle examine sa bague à plusieurs reprises.) Non ! je ne me souviens de rien...
Elle est gaie et cause librement avec nous. Encore deux expériences à tétat de veille :
— 20) Qu'est-ce que je désire en ce moment?
— C'est vrai, vous désirez quelque chose...
Elle cherche autour d'elle, puis me regardant dans les yeux :
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yétait rît un
l'hier, noire; coup, ononse par isciler r évimel à
) croit îchni-
5 dénorle.
e. Je ussins
ofond mçhe-
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loi
24) Je veux que tu m'entendes !
25) Idem, J'excite un peu les oreilles par des mouvements des doigts qui provoquent habituellement une hyperacousie.
26) Faire entendre la voix de jlfiie **• qu*eUe n'entend jamais d*eUe-méme. (Expérience de Puységur.)
(Je touche la maindeM"» *" qui parle.
Elle entend le « bruit w'dç iha voixy mais ne comprend pas.
Môme effet incomplet, je ne peux pas arriver à être compris.
Ënfiny après pi â'sièùrs minutes, elle mentendUen.
Elle entend la voix y comme un chuchotement ou pi utôt uû bruit assez fort, mais incompréhensible.
Elle Tentend sans que je touche M"e •*•.
Elle n'entend rieu malgré Fattouchement.
Ces expériences ont été probablement gênées par l'état inconstant et pathologique de la malade. — (Quelques minutes après) :
27) Bonne Vautre main ! (Je tiens sa main gauche}.
28) Demande ce que je veux!
(sans attouchement).
— Qu*y-a-t-il? Que voulezvous dire? (A haute voix).
Agitation dans la main droite qui est contracturée.
Elle se soulève un peu.
Elle dirige sa main droite vers moi, avec une grande difficulté , « car elle est raide » .
Elle me la donne, puis retombe très fatiguée.
— Hum...
— Quelque chose me poussait à Taire une question.., mais je ne sais lacfuelle...
j'ai déjà oublié... tant est embrouillé dans ma tête.
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)ile ras iile
ne de inc es,
les ire llle de ois