‹ De la suggestion mentaleChapitre 9 sur 39 · N MENTALE VRAIE · texte numérisé non relu

N MENTALE VRAIE

somnambulisme, tout en se eau n'ait pas été assez tran-

t qu'après deux heures de éro-épileptiques ne serenou s de folie et les évanouissements sont encore fréquents.

Le 6 janvier

La malade reste sur le canapé et n'entend rien. Je sors tout doucement pour faire une expérience à dis* tance.

3J) Lévc-toi et reste assise en attendant mon retour.

Elle fronce les sourcils, sa respiration devient haletante, mais elle ne bou^'e pas.

J'agissais à peine depuis une minute, quand on est venu me déranger.

Elle n'est pas très bien; par conséquent, j'interromps les expériences pour m'occuper de son état.

Le ^0 janvier

J'endors M"*° M... par des passes à dislance, c'est-àdire sans la toucher. Puis, j'essaye de :

32) Provoquer le sommeil naturel profond dans le somnambulisme artifideh

Quelques secondes après le commencement de ractiou mentale, j'eniends un ronflementf les lèvres s'ouvrent et restent ouvertes.

Quelques minutes après, cet état cesse. Je recommence : , i

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s. SUGGESTION MENTALE

Mêmes signes, moins l'ouver

ture de la bouche.

Elle ouvre la bouche et dort

bien, en soufflant.

Action nulle, probablenrtent

à cause de la

du sommeil.

profondeur

ite la nuit.

Le i \ janvier aïdéique (avec tendance aux conlrac-

it! Agitation dans le bras droit.

Même phénomène sept fois de

suite.

Un petit mouvement du bras

gauche.

Le corps se soulève un peu. Retombe.

Elle étend le bras droit,

lie m'entend, mais elle oprouve de pondre.

objet m'appartenant parmi i[uatre lésignant comme le mieux connu.

Dremière fois, mais c'est ainsi qu'elle qui m'appartient, ce que j'ai touché, îentré ma pensée.) Elle rejette un nblables : l'objet rejeté appartenait ►résence lui est insupportable. Trois ouchent, elle reconnaît le mien, etc.

ire, on approche un verre d'eau de $ ne sent rien et demande toujours qui tient le verre, elle le reconnaît ftvec plaisir. (Ce phénomène se ré-

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37) dors bien toute la nuit! \ Elle dort bien toute la nuit.

Elle se réveille tout à fait bien, sauf une amblyopie

passagère,

iç \S janvier

L'amélioration de la santé de M""* M... me permet de faire quelques nouvelles expériences. Je l'endors comme d'habitude. Ensuite j*endors son frère, qui resle immobile dans un fauteuil au milieu de la chambre. Il est dans un état d'aïdéie paralytique légère, facile à dissiper, mais d'où il ne peut sortir par lui-même. M"« M...

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NTALE

lambre, en somnam-j s passes, je rends le [) profond même) et ^périences.

igite (elle a raconté

Je dormait très bien,

ue quelque chose la

lia).

levé et marche vers le

u de la chambre où

rencontre son frère

rmi. Cette fois-ci, elle

assaille points au con-

3, elleletâte avec une

ine satisfaction et un

d'étonnement.

Ile retourne. sur le ca-

et s'assied.

leux minutes d'hési-

1, elle s* agenouille.

ï frère endormi qui

sentais là et là . Ça ^ous » au milieu de

Je ne sais pas...

{aîdéie, puis monoï-^

lève.

c vers moi, puistjeri

no.

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Ëlie se tient si près de la bougie que je la souffle moi-même de peur que sa robe ne prenne feu.

(Donne la bougie!)

40) Donne la main gauche! (Je la tiens par la main droite)

41) Viens à moi!

(Cette expérience a été faite ayee beaucoup de précautions ; la somnambule ne savait pas que j'étais parti et j'agissais à distance de plusieurs mètres du fond du couloir.

Touche la musique en tàtant.

Retire la bobèche.

Retire la bougie et me Vapporte.

Elle lève la main gauche et me la donne.

Froncement des sourcils.

Elle se lève.

Etend le bras droite s'avance, ouvre la 'porte et va directement dans le couloir, où je me précipite à sa rencontre.

Elle manifeste de la satisfaction en rencontrant ma main, puis elle retourne lentement au salon.

J'ai fait ce soir-là encore deux expériences pour vérifier l'action magnétique personnelle. J'ai déjà mentionna que chaque fois que la malade touchait un objet ou une personne « étrangère », c'est-à-dire-en dehors de mon influence» il y avait un tressaillement et une répulsion instinctive. C'est ce que j'ai voulu vérifier. J'ai invité son frère à s'asseoir insensiblement non loin d'elle et un peu en arrière ; puis, en exerçant une action attractive sur un bras de la malade, je l'ai dirigé de façon à loucher par hasard le bras de son frère. Ilya eu un tressaillement répulsif, et cette expérience répétée a donné toujours le même résultat. Ensuite, j'ai endormi le frère à la même place, à l'insu du sujet, et j'ai recommencé l'attraction. Elle fut forcée de loucher mon frère plusieurs fois, mais la répulsion ne se manifesta plus.

Une autre expérience comparative a eu lieu pendant le sommeil normal.

Trois mains, de trois personnes différentes, ont été rapprochées à une distance de plusieurs centimètres de la tète du sujet. Une minute après ,elle s'agita un peu,

ain au-dessus de sa têie,en tâtonnant, re-. deux mains, et attira la mienne. Presque iommeil naturel se transforma en somnamîorant ma présence, elle fut toute étonnée Luprès d'elle.

Le 4 février

illant, elle manifeste, comme d'habitude, sa is-à-vis des états psychiques des assistants, toute colère contre Marie, loi cela ?

)ue tout le temps, elle a cherché un moyen r encore, et il faut absolument que je parte

Le o février

lystérogènesousla clavicule gauche n'existe ; elle ne sent pas encore la chaleur de nia^ re la tête (point délirogène). Cependant, en isme, la sensibilité est déjà normale. La maarrête un commencement d'accès de délire, ulsations. Après trente minutes de cet état, froidit. Quelques minutes après, le somnamsif se déclare, puis le somnambulisme actif, emande que je lui réveille « tout le corps, nt de la tète». Dans cet état, elle manifeste ité très grande. Elle sent tout, mais éprouve té à réfléchir. Si on me pince, ou frappe, cela Elle décrit parfaitement mon état mental, nés sensations. L'attouchement d'une pçrigère est encore désagréable. Je me pince

nfie pas cela, dit-elle.

^-rir-

DE LA SUGGESTION MENTALE VRAIE i(f§

En général, elle n'est pas obéissante dans cet état, malgré la transmission des sensations ; elle est pour cela trop irascible. Elle subit Tinfluence de nies sensations, mais non de ma volonté. Le souvenir persiste ou à peu près.

Une heure après, cet état se dissipe, et elle s'eijdort de son sommeil normal.

Je m'arrête là. L'histoire de cette malade a été des plus instructives pour moi. J'ai sur elle, un volume entier de notes, prises sur le vif, et ayant tr^it à plusieurs autres questions, parmi lesquelles la question thérapeutique occupe le premier rang.

Puis vient celle de la suggestion mentale, celle de l'action physique, celle des phases hypnotiques et quelques autres de moindre importance.

J'ai omis à dessein tout ce qui n'avait pas de rapport direct avec la transmission psychique, pour ne pas com-^ pliquer la tâche du lecteur, qui en aura assez s'il veut bien examiner les détails donnés, avec l'attention néces^ saire.

Je n'ai rien omis, au contraire, de ce qui avait trait à notre sujet principal. J'ai cité toutes les expériences, même celles qui devaient manquer forcément, ou qui ne pouvaient réussir qu'en partie, à cause des circonstances accidentelles. Aussi l'aspect général de ce récit sera moins concluant pour le lecteur qu'il ne l'est pour moi. Pour moi, je ne crains pas de l'avouer, ces expériences ont été décisives. J'ai enfin eu V impression personnelle, silongtenjps recherchée, d'une action vraie, directe' indubitable. J'étais bien sûr qu'il n'y avait là ni coïncidence fortuite, ni suggestion par attitude, ni autre cause d'erreur possible. Là, où ces influences s'ajoutaient mo* mentanément, je les ai indiquées, et le lecteur saura les {ipprécier lui-même, d'après les principes exposés ci-

StGOBSTlOU MENTALE 7

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dessus. Mais, ce qui a pu échapper au lecteur, précisément à cause de la façon toute objective de cet exposé, c'est qu'à partir de la deuxième semaine, j'étais déjà maître du phénomène, et que si, parmi les expériences postérieures il y a encore eu des échecs, c'est uniquement parce que j'ai voulu vérifier l'impossibilité ou la' difficulté de réussir, dans certaines phases hypnotiques. Dès que j'avais provoqué car avance la phase du sommeil, favorable* à ces essais, ils réussissaient toujours. Le lecteur ne sera pas étonné de la satisfaction profonde que me procura cette découverte. Pour moi, un phénomène n'est pas un fait scientifique, si on est obligé de l'accepter purement et simplement comme un accident, bien vu, bien contrôlé, mais qui est venu on ne sait comment, et qui ne se renouvelle pas, on ne sait pourquoi.

Et c'était précisément le cas de toutes les expériences de suggestion mentale, connues jusqu'à ce moment, même de celles que j'ai citées précédemment, et qui m'ont tant étonnées. M. D... a bien deviné plusieurs lettres, même des mots entiers, l'un après l'autre, dans des conditions a^sez rigoureuses. Mais ce qui m'irritait, c'est qu'après une série de succès étonnants, il y ait eu des séries où la transmission paraissait absolument en défaut. Et cependant le sujet continuait à deviner, et devinait mal, tout à fait mal. Pourquoi? Je n'en savais rien. Mais cette inconstance du phénomène rendait suspectes à mes yeux les réussites les plus étonnantes. D'autant plus que, quelquefois, j'ai réussi à me représenter l'objet mentalement mieux que tout à l'heure, je me représente par exemple une lampes aussi bien que possible, je la vois presque briller devant les yeux de mon imagination :

— C'est un livre ! dit le sujet. Et, voyant que je ne confirme pas sa conjecture...

— Non, c'est un cigare! dit-iji.

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DE Lk SU66EâTI0N MENTALE VRAIE 111

N*esl-ce pas que cela pouvait déconcerter un sceptique, le moins prévenu, du reste ?

Eh bien, cette inégalité, cette inconstance, je la comprenais maintenant.

La suggestion mentale directe n'était possible que dans un seul état, et cet état n'était qu'une transition entre deux autres. S'il me fut possible ensuite de le fixer pour quelques instants, en graduant le sommeil presque à volonté, cela ne pouvait pas être possible à l'état de veille, ou chaque moment amène un changement, sans lequel, comme l'a très bien dit Bain, il n'y a pas de conscience, et où ce changement comme tel, n'est même pas appréciable pour le sujet. Aussi, il arrivait quelquequefois M. D... me disait : «Je me sens bien disposé, aujourd'hui », et les expériences ne marchaient pas tandis qu'un autre jour, elles réussissaient beaucoup mieux, nonobstant ses mauvais pressentiments.

Maintenant tout était relativement clair :

Il faut considérer la transmission mentale comme une orte &' audition, toutes proportions gardées.

On n'entend pas quand on est sourd, on n'entend pas quand il y a trop de bruit, on n'entend pas quand on est distrait.

On est sourd pour une transmission de pensée, lorsqu'on dort si bien, que le cerveau ne fonctionne point. Comment voulez-vous qu'un sujet plongé dans une aidéte paralytique profonde obéisse à votre pensée, s'il ne vous entend pas de vive voix ? Il est sourd. Inutile de lui crier dans l'oreille, ni à plus forte raison de lui chuchoter à distance. Aussi les suggestions mentales sont-elles encore plus difficiles dans cet état d'aïdéie profonde qu'à l'état de veille, et, par conséquent, ceux qui s'imaginent qu'il suffit d'endormir quelqu'un magnétiquement pour lé rendre sensible à leur action, se trompent, j On n'entend pas quand il y a trop de bruit, et un sujet

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sur une seule idée, unique, dominante. Elle est dominante, n'étant contrebalancée par aucune autre^ Elle est hallucinatoire par la même raison et par la vivacité, vitalité physiologique d'un cerveau, qui tout à l'heure s'est reposé mieux que d'habilude (aïdéie),et qui ne demande qu'à fonctionner avec entrain. Il vous faut donc peu de chose pour le mettre en fonction. Un rien Tébranle, un rien le domine.

C'est le moment des suggestions.

Des suggestions mentales?

Oui et non. Cette phase est encore beaucoup plus compliquée qu'elle ne paraît l'être.

L'état monoïdéique peut d'abord être double : il peut être actif ou passif.

Actif, il s'approche du polyïdéisme, tout en restant ce qu'il est. Il s'en approche par une prépondérance très grande d'une seule idée, associée à quelques autres très faibles. C'est Tétai de monomanie somnambulique. Les idées faibles appartiennent au monde réel, l'idée forte à l'imagination. Il ne peut, par conséquent, se diriger aussi bien dans le milieu réel, qu'un sommnabule actif proprement dit, qui réfléchit, perçoit, évite les obstacles et accomplit un travail difficile. Mais s'il voit (mal) un objet quelconque, son rêve peut lui persuader facilement que c'est un livre, une lanterne, ou un oiseau, et alors il accomplira un certain nombre d'actes, appropriés à cette vision.

Cet état^ Vétat d'hallucination spontané^ n'est pas plus favorable à la transmission mentale que le polyïdéisme actif, dont il n'est qu'un degré inférieur comme lucidité, mais plus avancé et plus isolé comme vivacité des sensations.

Le monoHdéisme passif y au contraire, se rapproche plutôt de l'aïdéie, précisément par son caractère de passivité, d'inertie. La vivacité de sensation est la même. Mais elles ne peuvent plus naître d'elles-mêmes^ elles

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doivent être suggérées, et elles sont suggérées avec une facilité extrême. Tout ce que vous dites est sacré. Tout ce que vous laissez deviner est déjà obligatoire, et la devination s'accomplit, non pas par une réflexion, mais par des associations inconscientes, imperceptibles, qui vous trompent, qui apparaissent et disparaissent, à peine leur tâche remplie. Car cet état est, pour ainsi dire, encore plus monoïdéique que le précédent. Les idées faibles, accessoires, font presque défaut. Et c'est toujours un état de tension, de tension violente même, comme Tautre, avec cette difl*érence, que la tension du monoïdéisme actif entre en jeu par elle-même, tandis que la tension du monoïdéisme passif attend toujours un aiguillon extérieur, aussi minime qu'il soit, un souffle, un indice, un rien. Bain dirait que c'est une « énergie involontaire » qui ne demande qu'une impulsion pour se manifester.

Est-ce bien la phase des suggestions mentales?

Presque. En tout cas, les suggestions mentales, ont toujours une action dans cette phase, c'ést-à-dire qu'il vous suffira de concentrer fortement votre pensée pour que le sujet s'en ressente. Il y aura aussitôt un froncement des sourcils, une expression d'attention dans le visage, une agitation dans les membres et enfin une exécution de votre volonté, ou un commencement d'exécution. Une chose cependant vous menace et qui peut gâter l'expérience : c'est que, si votre action est trop vive au commencement, ou bien si elle est trop vivement (quoique indistinctement) ressentie par votre sujet, elle aura sur lui une influence réveillante, réveillante dans le sens relatif du mot, c'est-à-dire que le sujet, tout en exécutant l'ordre mental, et à cause de cela, passera trop vite à un état un peu moins profond, au monoïdéisme actif où il s'acharnera à exécuter votre ordre sans l'avoir bien compris, il vous cherchera, il courra après vous et ^'insensibilisera lui-même, par cette

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monomanie suggérée involontairement ; ou bien, il passera dans un élàt encore moins profond, plus tranquille et plus lucide à la fois an polyîdéisme actif ; il commencera à deviner, à présumer par réflexion propre, ce qu'il ne peut plus ressentir passivement, et alors il sera capable d'exécuter autre chose que ce que vous lui aviez, commandé. Enfin, ce qui est plus rare, mais ce qui arrive chez des sujets trop sensibles, votre secousse mentale excite d'abor(i,àrinstar des narcotiques, pour endormir ensuite ; et le sujet, après avoir manifesté un commencement d'exécution, retombe dans l'aïdéie complète.

Voilà pourquoi cet état ne nous donne pas le maximum de garantie du succès. Le maximum est à chercher encore un peu plus bas. . ^

Le vrai moment de la suggestion mentale, c'est la limite entre fétat aUdélque et le monoïdéisme passif.

Mais, s'il en est ainsi, si votre expérience a plus de chance ici que dans le monoïdéisme passif déclaré, c'est uniquement parce qu'elle a plus de temps à sa disposition, et que d'habitude on fait un effort trop grand au commencement de Taclion mentale, ce qui est utile en deçà du seuil de l'aïdéie, tandis que cela devient dangereux au delà. Si on pouvait être tout à fait certain du degré donné, on n'aurait qu'à se conformer à ses exigences; on agirait un peu violemment en aïdéie (pour réveiller le cerveau), un peu plus doucement en monoïdéie (pour ne pas le réveiller trop), et tout à fait librement, juste à la limite des deux états. En tout cas, le cerveau doit être réglé, il doit être réglé à la monoideie naissante.

Qu'on me permette de faire une comparaison téléphonique.

• Un téléphone ne reproduit bien la parole à dfistance, qu'à condition d'être bien réglé. Mais tout est relatif en téléphonie comme en neurologie. Un téléphone est bien réglé lorsque la plaque vibrante se trouve très près ,

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mais pas trop près du noyau magnétique de la bobine;

alors, l'on peut crier assez fort sans nuire à la netteté de

la transmission. — Au contraire, plus. on crie et mieux

on entend à Tautre station. On entendrait relativement

ieux si la plaque était encore plus près du

1 le touchant presque, mais alors, en parlant

, on risquerait de coller la plaque contre Tai-

annuler la transmission presque complètement.

/e moyen, rapproché du maximum, — c'est ce

isite la pratique, un peu en désaccord avec la

)mment régler un somnambule?

:)ilà la grande question! Heureusement elle ; beaucoup plus difficile en hypnologie qu'en e. Seulement, ici comme là, il faut queTinstru^ ; réglable,

Y a des sujets qui ne se laissent pas manier ipport. On n'aura qu'à les employer pour autre i bien se contenter d'une action furtive, comme jusqu'à présent. Mais aussi il faut éviter les r trop obéissants et déjà* éduqués, les sujets à e. En revanche, il faut apprendre à provoquer du sommeil voulu. Mais les premières séances être destinées uniquement à une observation t passive, de ce qu'a produit votre action primitr bien se rendre compte de la nature du sujet. même plusieurs heures s'il le faut, pour que le :*éveillede lui-même, à moins qu'il ne demande rallé plus tôt. Chez des sujets éminemment sensommeil (car il y en a avec lesquels vous poutoutes les expériences physiques, mais pas es), vous obtiendrez toujours deux phases prinle sommeil profond^ qui se dissipe peu à peu, ommeil lucide ou le somnambulisme propre- C'est un état intermédiaire qu'il vous faut. Ne er le sujet se réveiller trop, en regagnant son.

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activité spontanée, et ne pas le rendre par trop assoupi, — car alors il ne vous entendra pas. Le meilleur moyen pour obtenir cette graduation, ce sont les passes dites magnétiques, longitudinales et transversales, car la profondeur du sommeil augmente généralement avec le nombre de celles-là, et diminue avec le nombre de celles-ci. En faisant donc deux, trois, quatre passes devant le sujet (sans contact), vous obtenez un peu plus ou un peu moins du sommeil, et on arrive quelquefois jusqu'à pouvoir graduer à volonté les phases intermédiaires, que je viens d'énumérer. Si cette graduation n'est pas possible par des passes, il vous sera difficile de l'obtenir par un autre moyen quel qull soït. Et il faut éviter surtout d'employer une méthode différente pour les phases différentes, car alors vous créez une association idéo-organique artificielle, une mauvaise habitude, qui va désorganiser votre sujet.

Il est entendu que je n'entre pas ici dans une discussion sur l'action des passes. On peut s'imaginer qu'elles ont une action physique ou purement suggestive, — cela n'a pas d'importance pour le but qu'on se propose. J'indique tout simplement le moyen, le plus ancien, le mieux connu, qui donne les résultats les plus constants et les plus favorables pour le sujet (certaines pratiques hypnotiques, sont nuisibles), et le meilleur pour graduer à volonté le sommeil, là où cette graduation est possible.

Une fois maître de votre sujet, vous n'aurez qu'à choisir le moment où il vous entend déjà et ne vous répond pas bien encore.

Tâchez de ne pas confondre une difficulté de parler, causée par une contracture des muscles de la voix, avec une difficulté aphasique, c'est-à-dire purement cérébrale. C'est cette dernière qu'il vous faut.

Nous entrerons encore dans quelques autres détails en formulant les conclusions de notre étude.

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