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myopie forte et progressive le procédé suivant: Après cocaïnisation et antisepsie rigoureuse (pansement témoin), 1 fait un lambeau (2/5 de la cornée) supérieur autant que possible en suivant le limbe et, avec la pointe de son couteau à double tranchant, fait la kystotomie. Il recommande toujours € de tenir grand compte de l’âge du sujet, de la tonicité du globe afin de faire une section cornéenne assez étendue pour permettre la sortie facile de la lentille et éviter la rupture de la zonule ».
Le deuxième temps consiste dans l'extraction qui doit se faire lentement par pression douce et légère du cristallin, dont la sortie doit s'effectuer en entier à l’état de masse gélatineuse.
Il ne faut pas trop s’attarder à l'évacuation des masses cristalliniennes restantes ; elles résorbent d’elles-mêmes (1).
Enfin, dans un troisième temps, 1l fait la réduction de l'iris.
Pour cela, une irrigation des lèvres de la plaie Cornéenne à l’eau boriquée froide fait contracter l'iris et facihte sa rentrée. M. Vacher lave ensuite quelquefois la chambre antérieure à une solution de sérum physiologique et applique un pansement à la vaseline iodoformée recouvert d’une couche de ouate stérilisée et maintenu par
la gaze collodionnée sur ses bords.
(1) « Quelquefois, M. Vacher modifie le deuxième temps de son opération. Au lieu de faire sortir le cristallin par pression, 1l l'évacue à la curette le plus complètement possible, mais en procédant avec la plus grande douceur. Cette modification aurait pour avantage d'éviter plus sûrement l'issue du corps vitré. Baupor. Thèse, Paris, 1898, p. 45.
« Un mot aussi, dit M. Vacher, sur l'iridectomie dont sont encore partisans un certain nombre d'opérateurs : je la crois inutile et plutôt nuisible dans la suppression du cristallin transparent : inutile parce qu'elle ne facilite pas l’opération, la gêne au contraire par la petite hémorragie qui peut se produire, quel que soit le procédé employé, discission ou extraction : nuisible pour plusieurs raisons : 1° parce qu'elle prive lopéré d'une pupille ronde, mobile ; 2° parce qu'elle crée une difformité apparente préjudiciable aux jeunes sujets, surtout aux femmes: 3° parce que, à l'inverse de ce qui a été dit par quelques auteurs, elle favorise plutôt le décollement de la rétine qu'elle n°y remédie, parce qu'enfin elle expose davantage aux blessures avec pertes du corps vitré quand elle est faite large et très périphérique. Je crois qu'en général il faut respecter l'intégrité de la membrane irienne(r). »
On laisse le pansement quelques jours, à moins qu'il ne soil sali ou que le malade souffre.
Quelquefois 1l reste dans le champ pupillaire des masses auxquelles on se dispensera de toucher, elles se résorberont d’elles-mêmes, d'après Vacher, en trois ou quatre semaines; après ce temps, intervenir si elles subsistent et gênent la Vision.
Hess, afin de diminuer autant que possible la période de traitement, enlève dès la première opération autant de
masses cristalliniennes que possible. Au lieu de faire une
(1) XIe Congrès de Moscou. Séance du 11-23 août 1897. Compte Rendu,
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discission, l'auteur commence par une incision de quatre à cinq millimètres près du limbe, dans la cornée, et, de la pointe de la lame, incise la cristalloïde antérieure au niveau de la pupille. Puis, par une douce pression avec la curette de Daviel, il exprime le noyau et enlève une parie des masses cristalhiniennes.
À partir de 45 ans, Hess n'emploie plus la lance, mais le couteau de De Graefe et fait chez les vieillards une ineision un peu plus grande. Le point capital est de faire sortir le plus possible de masses corticales.
M. Viaxes (1) pratique toujours l'extraction simple par kératotomie large avec le couteau de De Graefe. & Le troi- « sième jour, dit-1l, j'ouvre la plaie par oulotomie et j'ex- & trais toutes les masses corticales apparues depuis l'ex- & lraction. Cette pratique diminue les phénomènes réac- & Uonnels a minima. Mais elle n'empêche pas que souvent @ il reste des débris capsulaires gênants pour la vision. € Après la sixième semaine je kératotomise à la lance et ar- « rache les débris à la pince. Cette pratique ne m'a jamais « causé de perte de corps vitré sérieuse. Je ne fais Jamais & l'iridectomie parce que le mouvement de résorption des « masses corbicales est alors plus lent et parce que, ensuite, & l'image rétinienne est plus diffuse…
« J'opère toujours monoculairement, et cela sans « craindre que le haut degré d'anisométropie ainsi eréé
« soit un inconvément, puisqu'il s'agit de sujets chez les-
(1) Congrès de Moscou, 1897. C. R. p. 167.
ho « quels la fonction binoculaire est si profondément: al- « térée ».
Bien que sujet à de nombreuses critiques chez les jeunes gens, et surtout chez les enfants, ce procédé de l'extraction systématique semble plus acceptable que celui d'après lequel le cristallin est enlevé dans sa capsule. M. Vacher l’a pratiqué avec succès, nous dit-il, mais il est probable qu'il aura peu d'imitateurs, du moins pour le moment.
Comme conclusion à ce chapitre, nous dirons que les partisans de la discission sont encore les plus nombreux ; que tous diminuent le plus possible le nombre des interventions : que la plupart renoncent à liridectomie, et que presque tous redoutent l'issue du vitré comme pouvant produire un décollement ultérieur de la rétine.
Nous dirons enfin, avec M. Abadie, avec le D' Dubarry, qu'à parür d'un certain âge, 40 ans environ, la discission doit faure place à l'extraction simple.
Après MM. Vacher, Pflueger, Abadie, nous conseillerons d'adopter comme règle générale l'opération unilatérale, sauf de très rares exceptions : d'ailleurs, en aucun cas, les deux interventions ne doivent avoir lieu le même jour,
comme l'ont fait, à tort selon nous, certains oculistes.
MATHIEU. ; l