‹ De la suppuration dans les kystes hydatiques du foie au point de vue pathogénique, clinique et thérapeutiqueChapitre 11 sur 16 · METRE · texte numérisé non relu

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secondaire des canaux biliaires. Enfin, on peut se trouver en présence de cavités d'un comblement très tardif. Si on examine alors les côtes voisines, on se trouve en présence d’une ostéite carieuse, et on n obliendra la suppression de la suppuration que par la résection des côtes. Enfin, on peut se trouver en présence de deux sortes d'accidents sur lesquels Wallher a insisté, au Congrès de chirurgie de 1895; ce sont les épanchements pleuraux et les poussées d’hépatite : « Les épanchements pleuraux sont bien connus des médecins et ne sont d’ailleurs d’aucune gravité. Les poussées d'hépatite ont peu attiré l’attention jusqu’à ce jour. Les malades qui en sont atteints sont pris de malaise général, d'embarras gastrique et d’élévation de la température. Ces accidents durent de cinq à dix jours et traduisent une infection hépatique dont on peut donner l'explication suivante: La pression intrakystique est toujours très grande, ainsi que le prouve la force du jet qui s'échappe après l’incision du kyste. L’incision est tout aussitôt suivie de décompression et de congestion du foie. Il se produit alors un arrêt de fonctionnement de la cellule hépatique : dès que celle-ci ne fonctionne plus, le foie s'infecte, et c’est ainsi que peuvent s'expliquer les accidents auxquels je faisais allusion »!. Malgré cela, nous rappelant du précepte ancien, wbi pus ibi evacua, nous concluons, avec M. Dieu- lafoy: La laparotomie est absolument indiquée dans les kystes dont les symptômes douloureux et fébriles font redouter l'infection.

1 Presse médicale, 1895, pag. 124.

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