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de la plaie vésicale à la lèvre correspondante de la plaie cutanée. Cette fixation s’oppose au retrait de l'incision vésicale dans la profondeur, empèche Pinfiltration uro-hématique de l’espace pré-vésical et facilite beaucoup la suture en permettant le repéragn des lèvres de la plaie vésicale que l’on pourrait, sans cette précaution, avoir quelque peine à retrouver, au bout de trois jours, dans une plaie un peu infiltrée.
On pratique un lavage très chaud de la vessie pour assurer l’hémostase. Si, après ce lavage, le suintement sanguin ‘est encore abondant, on tamponne la loge prostatique, mais ce tamponnement n’est point indispensable, et l’on place un tube de Freyer.
Ce premier tomps, très court, s’est fait avec une anesthésie locale pour la cystostomie, etune bouffée de chlorure d’éthyle pour l’énucléation.
Au bout de 48 heures, on pratique le 2° temps: on enlève le tamponnement el le tube de Freyer en l’arrosant abondamment avec de l’eau oxygénée. On vérifie rapidement l’état de la loge au point de vue de l’hémorragie, puis on place une sonde à demeure dans l'urètre, en ayant soin de s'assurer. par le toucher . intra-vésical, que l’œil de la sonde se trouve bien dans la. vessie et dépasse un peu le col.
On a pu, généralement, faire tout ceci sans anesthésie, On donne alors au malade un peu de chlorure d’éthyle on une anesthésie locale, et l’on pratique la suture proprement dite en deux plans. Il est impossible, en général, de faire une suture absolument correcte. En effet, comme l’incision date de 48 heures, les
tissus avoisinants ont eu le temps de s’infiltrer de
Ce
cellules rondes. On fait sauter les points de cystostomie pour libérer les lèvres de lincision vésicale. Ces lèvres libérées et repérées, on ferme la vessie en un plan en plaçant des points au catgut le plus rapprechés possible. Il iaut se contenter d’un seul plan, car il ne serait pas possible de faire une suture en deux plans (un d’affrontement et un d’enfouissement) comme dans la suture primitive qui suit immédiatement la taille. La vessie est très friable et se laisse facilement déchirer par Paiguille et couper par le catgut. Il faut donc opérer avec précaution.
Puis, on fait un second plan aux crins de Florence. Ce plan affronte les muscles, laponévrose et la peau. Entre le plan vésical et le plan pariétal, il est prudent de placer un petit drainage filiforme. Dans les jours qui suivent, il faut surveiller avec plus d’attention encore que pour la suture primitive, la perméabilité de la sonde à demeure, car la suture est plus fragile, parce qu'elle a été faite en tissu enflanimé. Le premier jour, on injecte, trois ou quatre fois, quelques centimètres cubes d’éau stérilisée ou d’un mélange antiseptique. Si l’on n’arrivait pas à déboucher la sonde, on la changerait immédiatement.
Il faut surveiller également l’état de la suture. Souvent les crins menacent de couper la peau, et un peu d'urine filtre à leur niveau. On peut enlever au bout de cinq ou six jours ceux qui laissent à désirer, et Île reste au bout de douze jours environ. Il est rare que la
réunion se fasse absolument correcte, mais si la paroi se sphacèle légèrement, la vessie tient bon et c’est l'essentiel. La plaie bourgeonne rapidement et se
cicatrise..