OBSERVATION XVII
Ù Q # 0 Q - Fructure non consolidée au tiers supérieur de la jambe droîte. Suture du tibia. Guérison (Résumée).
C... Eugène, ramoneur, 37 ans, alcoolique. Fait prisonnier à Metz il séjourna 9 mois dans la forteresse de Kænigsberg, y prit une pneumonie et revint très affaibli. :
Le 2 janvier 1884, C... tombe d’un cinquième étage ; il porte. diverses contusions du tronc et des membres, plus une fracture de la jambe droite : le tibia est fracturé transversalement vers. son tiers supérieur ; pas de plaie. Pour réduire la fracture, le malade est anesthésié : appareil de Scultet qui est laissé 34 jours en place, puis remplacé par des attelles plâtrées. Près de 100 jours après l'accident la fracture n’est pas encore consolidée. CG... éprouve des malaises, de l’anorexie, de la fièvre le soir : on lui administre des toniques et une nourriture divisée. La jambe est laissée à l’air un certain temps, en raison d’une exfoliation épidermique très prononcée et frictionnée avec du vinaigre aromatique et de l’eau de Cologne. Les membres inférieurs sont émaciés, mais ont traversé leur sensibilité et leur électro-motilité normales. Quoi qu’il en soit, la fracture n’est nullement consolidée et le 29 septembre la suture osseuse du tibia est pratiquée.
après anesthésie : résection des extrémités des deux fragments ;
perforation de deux trous sur chaque fragment à deux fils de fer recuit sont passés diagonalement d’un fragment dans l’autre et les extrémités de l’un sont tordues et fixées avec les extrémités de l’autre. Application d’attelles plâtrées et suture de la plaie ; pansement de Lister. Le 95 novembre, les fils sont enlevés, mais avec difficulté. Le cal est solide et la jambe dans une rectitude parfaite ; la plaie se cicatrise vite et C... sort de ‘l'hôpital guéri fin de décembre pour reprendre son métier de ramoneur
qu'il exerce toujours.