‹ De la suture du rectum au crin de Florence au cours des périnéorraphies pour déchirure compliquée du périnéeChapitre 20 sur 27 · SET · texte numérisé non relu

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Le lambeau vaginal pend maintenant dans l’anus dont on va achever la restauration. Ce lambeau est devenu trop long et se plisse plus ou moins sur luimême. On va en réséquer une partie de façon à ajuster autant que possible à la brèche recto-vaginale, et on va le suturer à la muqueuse molle à l’aide de quelques petits points de catgut N° 1. Ce lambeau vaginal ne va d'ailleurs pas tarder à se rétracter et à n’occuper que juste la surface de la déchirure de la cloison. |

Soins post-opératoires

Le périnée est maintenu parfaitement propre à l’aide de lavages antiseptiques, après chaque selle. On sonde la femme pendant les deux ou trois pre- miers jours. On la purge au cinquième jour. On ne donne pas de lavement.

Les erins sont enlevés au quatorzième ou quinzième jour. Farrar conseille de les enlever sous anesthésie générale et en prenant bien soin de ne pas trop placer les cuisses en abduction, pour ne pas provoquer de nouvelle déchirure.

Variantes du procédé américain de Warren

Elles ne portent que sur des points de détail, car toutes suivent le grand principe de Warren : la dis- ‘section d’un lambeau vaginal qui, retourné, va servir à aveugler la brèche recto-vaginale.

WARREN lui-même disséquait un lambeau non pas triangulaire, mais demi-circulaire, qu’il rabattait sur la déchirure.

Ce lambeau était suffisant en cas de déchirure peu étendue, c’est-à-dire longue de 1 à 2 cm. Il devenait

ape

nettement insuffisant en cas de rupture plus importante. En outre, étant trop large, il se rétractait mal. C’est pourquoi Farrar, lui, a préféré le lambeau triangulaire précédemment décrit.

FarrAR préconisait fréquemment pour la suture du releveur des fils d'argent prenant en masse tout le périnée, c’est-à-dire ‘peau, aponévrose et muscle. Pour la suture au catgut, il se servait de catgut chromé.

Kezzy Howarp décrit en 1906 un procédé légèrement différent, maïs qui ne semble applicable qu’en cas de déchirure très peu étendue.

Son procédé tient à la fois de la méthode classique de dédoublement recto-vaginal type Lawson-Tait et du procédé de Warren. ;

Il fait une incision transversale de la face postérieure du vagin, à un demi ou un travers de doigt audessus de la limite supérieure de la Re incision longue de 3 à 4 cm.

Vers le haut, décollement recto-vaginal léger.

Vers le bas, décollement recto-vaginal jusqu’à la cicatrice de la rupture. Ainsi se trouve formé un lambeau qui, rabattu vers le bas, va servir à la réfection du rectum.

On cherche alors les deux bouts libres du sphincter.

On les suture.

Par-dessus, suture en deux plans du périnée, comme dans le procédé classique.

WATKINS décrit un procédé semblable au précédent, mais fait son incision encore plus haut que Kelly; à l’encontre de ce dernier, il ne fait pas de suture

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de releveur, il se contente de la suture du sphinc-

ter anal.

GEORGE NOBLE emploie un procédé semblable au procédé de Warren. En cas de déchirure importante, il insiste sur la nécessité de tailler un lambeau dont la pointe supérieure sera située aussi haut que possible, arrivant donc tout près du col utérin. Si, malgré cela, le lambeau se trouve trop court, Noble conseille de faire un décollement recto-vaginal et de pratiquer l’abaissement du rectum dont la technique a été décrite précédemment.

GOLDSPORN décrit un procédé tout à fait semblable au procédé de Farrar.

Résultats du procédé autoplastique

Le procédé de Warren a donné entre les mains des chirurgiens américains les résultats suivants :

Puca (Juan).

Observation N° 1 : résultat fonctionnel excellent, en dépit de quelques petits incidents post-opératoires. Ballonnement du ventre, vomissements, etc. Observation N° 2: Résultat fonctionnel satisfaisant. Toutefois, on a observé un peu d'infection au niveau des points vaginaux qui ne se sont cicatrisés que par seconde intention.

FARRAR.

Donne une statistique de douze cas avec dix suc-

cès et deux échecs : l’un dù à la suppuration de la

suture; l’autre dû à la rupture de la suture par l’écartement brutal des jambes de la femme.

- En dépit de nos recherches, nous n’avons pas pu

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