SARA EE
\ très appréciable à la réalisation de la cranioplastie. secondaire.
Il était en outre souvent difficile de libérer le cuir chevelu de ses adhérences avec la dure-mère et la: substance cérébrale, Tout au moins, l'étendue de la cicatrice, sa situation ou sa forme, excluaient souvent telle ou telle méthode de cranioplastie que l’on aurait cru préférable d'employer. La cranioplastie a, en effet, d'autant plus de chances de réussir que le cuir chevelu possède une vitalité intacte et une bonne irrigation. LA
Bien souvent il réunirait ces conditions nécessaires au moment d’une cranioplastie primitive, alors que ces qualités indispensables de souplesse et de vitalité ne se rencontrent plus à l’occasion d’une cranioplastie secondaire. Souvent même celle-ci nécessitait des interventions préparatoires : excision de la cicatrice fibreuse et restauration des tégumenis.
11 parait donc probable qu’au seul point de vue de la cranioplastie, le chirurgien trouvera moins de difficultés et plus de chances de succès dans l'emploi | de la cranioplastie primitive.
Enfin, la cranioplastie primitive mettra sans doute le blessé à l’abri de certains accidents, secondaires à la première intervention, dus à l'existence de la cicatrice fibreuse. Cette cicatrice, par ses adhé-
rences au cerveau el à ses enveloppes, occasionnait
fréquemment des AEURCE irritatifs se traduisant par des paralysies localisées et plus souvent par des
crises d'épilepsie jacksonnienne.
Une observation de M. Peraire nous montre un. blessé qui a présenté, à la suite d’une craniectomie,. pendant quatre mois, une hémiplégie persistante, laquelle disparaît le lendemain de l'intervention, pour ne plus se reproduire, cédant à l’extirpation de la cicatrice suivie de cranioplastie,
N’est-on pas en droit de penser que si la cranioplastie primitive avait été appliquée à ce malade, cette hémiplégie datant de quatre mois aurait été évitée ? ”